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Maladie d'Alzheimer : les mouches peuvent elles aider à comprendre les mécanismes de la maladie ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 27/02/2011

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Des médicaments au lithium ont montré une certaine efficacité sur les mouches

Les mouches des fruits ou mouches drosophiles peuvent-elle aider à déterminer les causes génétiques de la maladie d’Alzheimer ?
C’est ce que pense le Dr Laurie Tompkins, chef de la Direction générale des mécanismes génétiques de la Division de Génétique et biologie du développement à l’Institut national américain des sciences médicales générales à Bethesda, (Maryland).
Le Dr Tompkins, qui a étudié les mouches des fruits pendant plus d’une décennie, a noté que les animaux, les insectes, les plantes et même dcertains micro-organismes présentent des similitudes génétiques avec les humains. Lesquelles peuvent être exploitées par les chercheurs pour mieux comprendre la maladie humaine. Les gens ont du mal à comprendre qu’il existe des similitudes entre les fonctionnements de ces organismes et ceux des humains”, dit-elle.
Les mouches partagent par exemple environ deux tiers des gènes de maladies avec les humains, a déclaré Tompkins. Un de ces gènes est lié à la forme héréditaire de la maladie d’Alzheimer. L’idée serait donc de tester chez ces animaux des traitements qui iraient à l’encontre de la mutation génétique provoquant la maladie d’Alzheimer.

L’étude de la maladie chez les mouches présente plusieurs avantages :
Le cycle de vie est beaucoup plus court, seulement 60 à 80 jours. Le début de la sénilité chez une mouche est une question de semaines. Elle est donc observable par les chercheurs. En revanche, l’étude des humains prendrait des années voire des décennies.
Les mouches sont nombreuses et le matériel de recherche n’est pas rare. A contrario, la quantité de cerveau humain disponible pour étudier la maladie d’Alzheimer reste très limité.
Les chercheurs peuvent manipuler les mouches des fruits, notamment génétiquement pour introduire la maladie. Une pratique inacceptable chez l’homme.

Certains médicaments expérimentaux au lithium ont permis la réapparition de la mémoire chez les mouches. Les mouches victimes de perte de mémoire se livraient à un véritable harcèlement sexuel sur les femelles et étaient incapables de comprendre les signaux qui leur signifiaient que la femelle n’était pas disponible. Après lithium, les mouches mâles se sont montré réceptives aux signaux des femelles et ont cessé leur harcèlement.
Les résultats ne peuvent pas être utilisés tels quels pour recommander un traitement chez les humains. Mais ils permettent de passer à un niveau expérimental supérieur sur les souris, à l’issue duquel des essais cliniques sur les humains pourraient être envisagés.

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