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Retraite : difficiles négociations sur les avantages familiaux

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 27/02/2011

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Désunion syndicale sur la prime au troisième enfant

Syndicats et patronat, qui négocient la viabilité à long terme des régimes de retraite complémentaires, ont abordé le jeudi 24 février le chapitre des avantages familiaux. Et notamment celui des majorations de pensions pour les parents de trois enfants.

Ce seul avantage, qui concerne environ 40 % des retraités, représentait en effet en 2009 plus d’un milliard d’euros pour les complémentaires. L’Arrco, qui concerne tous les salariés, y consacrait 1,7 % de ses dépenses et l’Agirc, qui concerne les seuls cadres, 4,7 %.

Concernant les majorations pour le troisième enfant, les règles diffèrent d’un régime à l’autre et sont particulièrement généreuses pour les cadres. Alors que la majoration des pensions à partir de trois enfants est de 10 % dans le régime général, elle n’est que de 5 % à l’Arrco, tandis qu’à l’Agirc elle atteint 8 % pour trois enfants puis 4 % par enfant supplémentaire dans la limite de 24 %.

Or, ce sont les comptes de l’Agirc qui devraient se dégrader le plus rapidement dans les années qui viennent. D’où la volonté de certains négociateurs de remettre à plat ce dossier. Notamment la CFDT, qui fait remarquer que ces avantages familiaux qui devraient bénéficier en priorité aux femmes qui ont les carrières les plus morcelées et aux familles les plus modestes, profitent en fait aux hommes et aux hauts salaires. Un employé perçoit en moyenne 130 € par an de majoration de retraite complémentaire alors que ce montant s’élèverait à 600 ou 700 € pour un cadre. Et les hommes toucheraient des majorations quatre fois supérieures aux femmes.

La centrale de François Chérèque propose donc une forfaitisation soit une majoration d’un montant fixe plutôt que proportionnel, qui favoriserait les salariés ayant une petite pension. Mais elle est isolée sur cette question.

La CGT, FO et la CFTC, défendent pour leur part une harmonisation par le haut du dispositif et proposent que les régimes complémentaires s’alignent sur le régime général en offrant à tous une majoration de 10 %.

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