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Un Français sur deux souhaite être hospitalisé à moins de 20 minutes de chez lui

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 28/02/2011

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Une étude DREES ‑direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques- intitulée A quelle distance de chez soi se fait-on hospitaliser ?” sur la fréquentation des hôpitaux de court séjour montre que près de 30 % des patients sont hospitalisés à moins de 10 minutes de chez eux et près de 50 % à moins de 20 minutes.

Ces distances apparaissent plutôt faibles au regard de la rareté de l’événement que constitue une hospitalisation, analyse la DREES. Les prises en charge fréquentes et bénignes sont réalisées au plus proche du domicile. 20% des hospitalisations de courte durée — toutes pathologies confondues — ont lieu dans la commune de résidence (24% pour les accouchements, de 19% pour les cataractes, mais seulement de 6% pour les transplantations). En effet, alors les hospitalisations pour des pathologies complexes peuvent avoir lieu assez loin du lieu de résidence et ainsi engendrer des temps de trajets supérieurs.

Les disparités interrégionales apparaissent quant à elles inférieures aux disparités infrarégionales. C’est donc bien au sein des régions que se joue la réduction des inégalités d’accès aux soins. 17 des 21 régions étudiées (hors Corse) présentant une durée de trajet médiane comprise entre 20 et 26 minutes.

Les temps de trajet les plus courts s’observent en Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Alsace et Paca, tandis que la Franche-Comté et Midi-Pyrénées affichent les temps de trajet les plus longs.

Mais au sein d’une même région les temps de trajet peuvent varier beaucoup. La Drees relève que les départements les plus peuplés sont souvent les mieux desservis”, mais les véritables critères discriminants en termes de temps de trajet vers l’hôpital le plus proche sont en réalité le taux de population urbaine et la densité de population, qui lui est liée. Le Gers et la Lozère présentent ainsi les taux de population urbaine les plus faibles, tandis que la Lozère et les Alpes-de-Haute-Provence connaissent les plus faibles taux de densité. Il existe néanmoins quelques contre-exemples, comme les Hautes-Alpes, qui affichent un temps de trajet médian de 23 minutes, alors que le département présente à la fois une très faible densité de population et un très faible taux de population urbaine.

Lire l’intégralité de l’étude DREES

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