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Les familles sont à bout de souffle et veulent compter sur la solidarité nationale

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 28/02/2011

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Logo FNAPAEFDans une lettre ouverte, la FNAPAEF, par la voix de sa présidente, Joelle Le Gall, réagit au discours prononcé le 8 février dernier par le président de la République au Conseil Economique et Social.

Après avoir reconnu l’intérêt porté par les politiques à la perte d’autonomie”, l’association insiste sur le fait que des aspects du discours l’ont, elle comme les familles, heurtés.

Extraits de la lettre :
« Que dire de la souffrance de celui que l’on arrache de sa maison où il n’aspire qu’à finir ses jours parce que personne ne veut au fond se compliquer la vie pour l’aider à s’y maintenir ? » propos blessants pour les familles car vous semblez dire qu’elles abandonnent leurs proches, alors que vous le savez très bien la majorité d’entre elles sont prévenantes, attentives, donnent de leur temps sans compter, et aussi de leur argent puisque de plus en plus, elles sont obligées alimentaires, au point que certaines seront à l’aide sociale si elles sont touchées à leur tour par la « dépendance ».

« Je souhaite que la question de la responsabilité des familles soit au cœur de la réflexion parce qu’elle est au cœur de la solidarité entre les générations et de la transmission ». De quelle responsabilité s’agit-il ? Du devoir de puiser dans leurs réserves financières pour aider leurs proches fragilisés par le handicap ? Du devoir de partager ce qu’il restera de la succession, c’est-à-dire d’être doublement pénalisées, alors que les bien-portants, eux, ne seront pas concernés par la solidarité nationale ?
« On a tous une dette à l’endroit de ceux qui nous ont donné la vie et qui nous ont accompagnés sur le chemin de cette vie. Il y a un continuum, ça s’appelle les valeurs d’une société. Et on est responsable vis-à-vis de cette dette. » Oui sans doute, mais que sait-on des familles mal-aimées dans leur enfance, voire maltraitées, des familles qui ont eu des rapports conflictuels avec leurs parents, des aidants-familiaux en dépression parce que fatigués, culpabilisés peut-être de ne plus savoir comment accompagner au mieux leurs proches : manque d’argent, manque de personnel formé, manque d’établissements de proximité à un prix raisonnable qui permettraient à « La personne âgée dépendante (…) de pouvoir rester le plus longtemps possible dans son environnement familier (…) de conserver les liens familiaux, affectifs, les relations de voisinage qui nourrissent sa vie intérieure et sa vie sociale ». Les aidants vieillissants sont parfois eux-mêmes touchés par la maladie, ou soucieux de leurs propres enfants en difficultés (de couple ou sans travail). La vie n’est pas un long fleuve tranquille pour les aidants. “

« La société est là pour accompagner les familles, les soutenir, les aider, les soulager, mais j’affirme que la société n’est pas là pour remplacer les familles ». Monsieur le Président, nous ne vous demandons pas de remplacer les familles mais bien de les aider car elles sont à bout de souffle et cela, vous le savez, peut conduire à de la maltraitance. »

Une réflexion qui nous semble si juste que avons souhaité la reproduire sans risquer de travestir ses termes.


En savoir plus : www​.fnapaef​.fr

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