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Retraites complémentaires: une baisse programmée des pensions ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 20/03/2011

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Les enjeux de la négociation patronat-syndicats

17,5 millions de salariés sont concernés par les négociations engagées par le Medef et les syndicats sur le rééquilibrage des finances de l’Agirc (3,7 millions de cadres) –Arrco (13,7 millions de retraités). L’accord conclu aligne la caisse des cadres sur celles des salariés. Les syndicats doivent se prononcer.

Déséquilibres financiers

L’Agirc (3,7 millions de cadres), et l’Arrco (13,7 millions de retraités) sont des caisses de retraite complémentaires qui versent chaque année 63 milliards d’euros de compléments de pension de retraite. Ces retraites dites complémentaire représentent un tiers du total de la retraite des salariés et plus de la moitié de celle des cadres. Pour rester équilibrée, l’Agirc doit puiser dans ses réserves qui seront épuisées en 2016. Le déficit de l’Arrco est moins grave mais ses difficultés sont à venir.
Le recul de l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans — 65 à 67 ans pour le taux plein — représente une économie de 94 milliards d’euros pour l’Agirc et l’Arrco d’ici à 2030, sur un déficit cumulé estimé à 117 milliards.

Les organisations syndicales ont tenté d’évoquer la possibilité d’une hausse des cotisations salariales et patronales, pour augmenter les ressources. Mais le Medef s’y oppose. Le patronat préfère des mesures d’accompagnement. Ainsi, en versant les complémentaires mensuellement plutôt que par trimestre le déficit cumulé peut être réduit de 10 milliards. Une mesure intéressante, mais insuffisante en soi.

Les cotisations deviennent des points

Tous les salariés du secteur privé cotisent obligatoirement à la retraite complémentaire Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), les cadres cotisent également à l’Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres). Ces cotisations sont métamorphosées en points de retraite. Les taux de cotisations, les prix d’achat et les valeurs des points sont différents dans les deux régimes.

La valeur du point est fixée régulièrement par les partenaires sociaux. Elle doit être revalorisée au 1er avril 2011, selon le projet d’accord du Medef, de 0,41% pour l’Agirc (de façon à la ramener au-niveau de celle de l’Arrco en 2012) tandis que celle de l’Arrco sera relevée de 2,11%. Ce sont ces propositions du Medef qui provoquent la colère des syndicats.

Le rendement du point baisse
Le patronat a proposé de ramener le rendement de l’Agirc sur celui de l’Arrco (ce qui le fait sensiblement baisser) et de les stabiliser ensuite sur la période 2012 – 2015, soit quatre années.

Le rendement des retraites complémentaires des cadres ne cessent de baisser : — 34% depuis 1993. On dit que le rendement baisse car pour 100 euros cotisés, le retraité ne touche que 6,7 euros au lieu de 10 euros auparavant. Le Medef propose trois ans de stabilisation entre 2012 à 2015.

Avantages familiaux revus à la baisse
Le Medef veut faire culminer les majorations à 10% pour 3 enfants et plus (plafonnées à 1.000 euros) alors qu’elles sont jusqu’à maintenant de 5% pour l’Arrco mais pouvant aller jusqu’à 24%, soit 7 enfants pour l’Agirc. 
Il avait aussi prévu de réduire de 60 à 54% le taux des pensions de réversion puis a renoncé.

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