Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Une faible activité thyroïdienne serait un trait familial garant d'une grande longévité.

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 21/03/2011

0 commentaires

Les cohortes réunissant des participants de plus de 80 ans qui bénéficient de façon régulière d’examens de santé, constituent une source inestimable de renseignements sur les mécanismes du vieillissement ainsi que sur la part revenant à notre mode de vie et celle liée à notre hérédité. De nombreux travaux ont déjà établi un lien entre l’activité métabolique, et plus particulièrement l’activité thyroïdienne, et la longévité.

Une activité thyroïdienne basse constitue-t-elle une caractéristique familiale héréditaire en lien avec notre espérance de vie ? Une étude réalisée sur 859 participants nonagénaires (âge médian 93 ans) de la cohorte de Leiden aux Pays-Bas, tous descendants de familles connues pour leur grande longévité, a permis d’apporter de nouveaux éléments de réponse à cette question.
Ces sujets, recrutés dans toute la population hollandaise, étaient issus de 421 familles dans lesquelles 2 hommes au moins de la fratrie avaient atteint l’âge de 89 ans et au moins 2 femmes l’âge de 91 ans, et étaient toujours en vie.

Des prélèvements sanguins ont été effectués afin de mesurer les paramètres de la fonction thyroïdienne de ces nonagénaires et de les corréler à la longévité de leurs parents. Après ajustement sur l’état de santé et le score de dépendance, des niveaux de TSH élevés et de faibles valeurs de T4 et T3 libres chez les participants encore en vie étaient associés à une espérance de vie plus longue de leurs parents.

Ces données semblent bien conforter l’idée que la fonction thyroïdienne constituerait un trait familial contribuant à une longévité exceptionnelle dans certaines familles. La même équipe avait déjà montré que les enfants de nonagénaires avaient un niveau circulant de thyroxine plus bas que le reste de la population.

Rozing MP et al. J Clin Endocrinol Metabol. 2010;95:4979 – 4984.

Partager cet article

Sur le même sujet