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Insuline contre maladie d'Alzheimer

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 03/04/2011

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Le rôle de l’insuline mis à nouveau en valeur

Une étude menée à l’Université de Buffalo (New York) suggère que l’insuline pourrait être un traitement potentiel contre la maladie d’Alzheimer.

Une faible dose d’insuline aurait pour effet de supprimer l’expression dans le sang de quatre protéines impliquées dans la maladie d’Alzheimer, indique une recherche clinique menée par l’Université à Buffalo (Etat de New-York).

Une recherche, publiée en ligne dans l’édition de mars du Journal of Clinical Endocrinology and metabolism, suggère que l’insuline pourrait avoir un puissant nouveau rôle à jouer dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Nos résultats montrent clairement que l’insuline a le potentiel d’un agent thérapeutique contre la maladie d’Alzheimer “, indique le Dr Paresh Dandona, professeur de médecine à l’École de médecine et biomédicale Sciences dans un communiqué de l’Université de Buffalo (New York).

Dans l’étude qui a été menée, 10 obèses, diabétiques de type 2, ont été perfusés avec deux unités d’insuline de 100 ml par heure sur une période de quatre heures. Les patients traitaient habituellement leur diabète par voie orale, sans recours à l’insuline ou à des médicaments anti-oxydants ou anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le groupe témoin a reçu du dextrose à 5 pour cent.

L’insuline à faible dose a supprimé l’expression de la protéine précurseur
des plaques amyloïdes. Elle a également fait effet sur plusieurs autres protéines impliquées dans la maladie d’Alzheimer. L’insuline a ainsi supprimé la préséniline‑1 et la préséniline‑2, les deux sous-unités d’une enzyme qui convertit la protéine amyloïde en bêta-amyloïde, laquelle forme les plaques sur le cerveau caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. L’insuline a également supprimé le glycogène synthase kinase, qui ajoute un autre groupe de phosphate, à la protéine tau pour former les enchevêtrements neurofibrillaires, l’autre élément important de la maladie d’Alzheimer dans le cerveau.

Si l’insuline s’avère être un agent thérapeutique potentiel dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, le défi consiste à administrer de l’insuline directement dans le cerveau, évitant ainsi son effet hypoglycémiant. Heureusement, dit le Pr Dandona, une étude préliminaire antérieure a montré que l’administration intranasale de l’insuline peut conduire à son entrée dans le cerveau le long des nerfs olfactifs et que son administration peut améliorer la fonction cognitive chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

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