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La mort a son salon : au Carroussel du Louvre à Paris du 8 au 10 avril

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 11/04/2011

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L’idée du premier Salon de la mort” ce WE au Carroussel du Louvre à Paris, est née de la volonté de deux entrepreneurs spécialisés dans les salon la sexagénaire Jessie Westenholz d’origine danoise et Jean-Pierre Jouët, 84 ans.

Salon de la mort conférenceDonner une âme aux salons

Ces deux entrepreneurs sont à l’origine des salons tels que le Salon du Livre, la FIAC, Musicora, Rétromobile, le Salon Nautique, le Salon du Patrimoine Culturel et Marjolaine.
Leur ambition : donner une âme au rassemblement des acteurs d’un secteur, privilégier les rencontres, les échanges.
Ce premier Salon de la mort”, léché, doux, apaisant (une harpiste vous cueillait à l’accueil) avait pour ambition d’alléger, libérer les vivants des à‑côtés de la mort (tracasseries administratives, gestion des corps…), pour vivre mieux et plus intensément la vie en général, et ses derniers moments en particulier.

Origine de l’idée
Jessie Westenholz a accompagné le décès de plusieurs membres de sa famille avant celui plus récent de sa mère.
Elle était nourrie de jour” comme on dit au Danemark explique-t-elle. Elle aurait voulu parler avec moi de son départ, mais je restais sourde à ses appels, volontairement absorbée par mon travail”.
Pourtant, quand elle est vraiment partie, j’ai pris les choses en main, après avoir déblayé les questions administratives, j’ai suivi ses recommandations et ai organisé une cérémonie émouvante, légère, familiale, pas triste, en un mot à son image”.
J’ai alors senti que je pourrai mettre ma compétence en tant qu’organisatrice de salon au service de cette question encore taboue qu’est la mort”.
Dans ce salon, on réunit des univers qui ne se parlent pas : les grands acteurs du funéraire, les assureurs, les associations qui accompagnent la fin de vie, le deuil, les artistes qui exposent (vanité des vanités…).

Salon de la mortUn salon rentable ?
Malgré les soutiens de personnalités comme Mireille Darc, Marie de Hennezel, il n’a pas été facile de monter cette première édition”, explique Jessie Westenholz.
La qualité de notre projet a toutefois petit à petit convaincu les entreprises qui se sont prises au jeu. Elles ont même soutenu la sortie d’un média dédié à ces questions : le magazine Notre devenir”, salue l’organisatrice
Le fait de favoriser les échanges, les rencontres entre acteurs qui ne se parlent pas, a été l’argument déclencheur. Seule l’ADMD n’a pas répondu présent cette année. Ce n’est que partie remise pour nous.
Les médias ont répondu aussi présents, la couverture presse est très bonne. Des journalistes ont pu être gênés de couvrir un tel évènement, mais après échanges, discussion sur les enjeux, ils sont repartis avec la sensation d’aider les vivants, concrètement !
J’ai été ravie d’apprendre que le salon avait déclenché une blague du SAV du Grand Journal de Canal +
Les enfants habillez-vous, on sort, on va au salon de la mort !”.
Mais le beau temps de ce WE aura eu raison de nos prévisions en terme de visiteurs : nous espérions 25 000 entrées, nous ne devrions pas dépasser les 15 000.
La première édition de ce salon ne sera pas rentable. Nous pensons que nous devrons attendre sa troisième édition pour atteindre un résultat positif.
Rendez-vous en avril prochain pour le prochain salon de la mort
!”

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