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Edito : le 5ème risque n'est pas qu'une question d'argent

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 11/04/2011

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Annie de VivieVous le savez, à côté d’Agevillage/d’Agevillagepro.com, notamment, je m’investis sur les questions sociétales au sein de deux collectifs : Une société pour tous les âges” qui interpelle la société, les médias et les acteurs politiques depuis les dernières élections présidentielles et le collectif Pour un vrai 5ème risque” qui appelle à signer son manifeste.

Il y a fort à faire pour sortir des débats d’experts et rendre accessibles les questions de l’aide à l’autonomie quel que soit l’âge de la personne concernée.
Il faudra certes mobiliser des moyens pour améliorer cette aide (le rapport de 2005 de la Cour des Comptes expliquait déjà que les besoins des personnes âgées étaient couverts à moitié).
Comme expliqué lors d’une conférence de presse fin 2010, je suis convaincue que le 5ème risque n’est pas qu’une question d’argent”. C’est une question de contrat social et de refonte du système actuel.

Les questions en jeu :
Quelle place pour les personnes âgées, handicapées, même atteintes de pathologies neuro-dégénératives ?
Quelles inter-relations avec les proches, la familles les aidants ? Doit-on les culpabiliser et les obliger à s’occuper de leur parents” alors que les conditions de travail ou de logement ont largement évolué ?
En cas de difficulté, pour prévenir le besoin d’aide, vers qui se tourner ? Notre pays n’a pas encore dépassé les clivages, les chapelles (Etat, caisses, régions, départements, inter-communalité, communes), les corporatismes (professionnels de santé, du domicile, des établissements) pour avancer vers un dossier (médical, social) partagé, un guichet unique d’information, d’évaluation, d’orientation, et aussi (voire surtout) de coordination des plans d’aides.

Des premières mesures d’urgence sont attendues dans le PLFSS 2012 (Projet de loi de finance de la sécurité sociale) pour répondre aux tensions financières (sous encadrement généralisé, manques de temps, de formations, trésoreries des associations des services d’aides à domicile…).

Il faudra demain que les acteurs publics parviennent à proposer une réforme d’envergure, compréhensible, visible du grand public.
Il en va de notre sérénité collective quant à l’approche du grand âge.

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