Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Maltraitance : une infirmière et une aide-soignante condamnées à un an ferme pour violences sur résidents âgés

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 17/04/2011

0 commentaires

Les faits remontent à sept ans

Sept ans après les faits, une infirmière et une aide-soignante ont été condamnées à un an de prison ferme pour maltraitance et violence sur une dizaine de pensionnaires d’un établissement gériatrique d’Arras.

Brimades, humiliations, insultes… Ce sont des personnes âgées à bout, soutenues par leurs familles, qui ont fini par briser le silence. En septembre 2004. avisé de cas de maltraitances au centre de cure médicalisé Pierre-Brunet à Dainville, près d’Arras, le directeur du centre hospitalier d’Arras, dont dépend la maison de retraite, décide de suspendre une infirmière et une aide-soignante.

Le début d’un énorme scandale médiatique. Les deux prévenues, Corinne Decrock et Véronique Boulanger âgées de 50 ans, sont surnommées l’équipe des dures de la nuit”. De 2001 à 2004, le binôme a multiplié les actes de maltraitance sur des personnes âgées souvent grabataires. Hier, sept ans après la tempête médiatique et politique qui s’était abattue sur Arras, le tribunal les a condamnées chacune à un an de prison ferme.

La nuit, le binôme devait gérer 240 patients, dont certains avaient un comportement difficile. Alors, par facilité, elles faisaient régner la terreur en administrant des claques ou des humiliations (comme l’application d’un linge souillé sur le visage ou le refus de donner à boire). Bien sûr, elles ont évoqué l’usure, le « burn out », le manque de sommeil. Une jeune infirmière de 22 ans affolée par ces pratiques, a donné l’alerte. Les résidents ont suivi, ils ont fini par parler.

La preuve de la maltraitance : des bleus apparaissant sur la peau des résidents. Une résident de 90 ans est tombée du lit alors que les deux femmes la manipulaient. Mais l’autopsie n’a pas pu établir de lien avec le décès survenu deux heures après la chute. Le médecin qui a donné le permis d’inhûmer sans examen a été relaxé. 

Partager cet article

Sur le même sujet