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Michèle Delaunay, députée PS s'inscrit dans une politique de prévention et d'anticipation pour retarder et rétrécir la période de la grande « dépendance »

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 18/04/2011

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« Je m’inscris pour ma part encore et encore, en tant que médecin, dans une politique d’anticipation et de prévention »

Michèle Delaunay, députée de la Gironde (PS), a beaucoup travaillé sur la question du vieillissement notamment dans le cadre du groupe « Politique de l’âge” qui a rendu ses travaux en 2009 (actuellement en cours d’actualisation).
Au cours d’une interview réalisée dans son bureau de l’Assemblée nationale, ce 12 avril, elle nous a confié son point de vue sur un débat qu’elle estime structurant pour notre société.


La députée socialiste déplore que depuis 4 ans le chantier ait toujours été repoussé et s’interroge même : « Pendant les 15 mois qu’il nous reste aurons-nous vraiment à voter cette loi là ?


Michèle Delaunay alerte sur deux points en particulier. La barrière de l’âge, d’une part, à laquelle la gauche est défavorable, estimant que la perte d’autonomie est progressive dans le cas de l’âge, et le fait de ne pas traiter selon la même logique certaines pertes qui relèvent de pathologies.

Inéluctablement des déficits surviennent. La prévention permet d’anticiper les inconvénients et conséquences aggravantes qu’ ils entraînent . Michèle Delaunay insiste vivement sur le rôle de la prévention des petites pertes successives qui s’opèrent dans l’avancée en âge.
Frappée par le titre récent du monde de l’économie « Comment financer un monde de vieux ?» elle affirme que la prévention en est le seul moyen et déplore que pas une ligne des rapports sur le financement ou réforme de la dépendance n’ait évoqué cette question à ses yeux essentielle.
L’important est de retarder au maximum et de rétrécir la période de « grande dépendance ».
« Nous en avons les moyens techniques, médicaux, par l’information et l’éducation affirme t‑elle, rappelant que 1€ dépensé en prévention, ce sont 6€ économisés dans le soin.

Il s’agit en fait de rendre l’âge plus « sexy », dit la députée. C’est une bataille politique. Décréter le bien vieillir est une chose, donner les moyens de la prévention est une autre, en effet. C’est l’affaire des politiques. « Le bien vieillir ne doit pas être un facteur de ségrégation sociale »


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