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La prévention pour faire progresser l'espérance de vie sans incapacités : les recommandations de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/04/2011

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Conseil de la CNSA 27 AVRIL 2011Les recommandations du rapport annuel de la Caisse nationale pour l’autonomie –CNSA- portent sur une politique de prévention au service de l’autonomie et complètent les réflexions partagées par les membres du conseil pour la création de ce champ de protection sociale. 

Organisme de gouvernance, la Caisse nationale solidarité autonomie est également un lieu de d’échange sur les politiques d’aide à l’autonomie. Son rapport annuel, remis au Parlement et au gouvernement, dresse un diagnostic et émet toute recommandation que la Caisse juge nécessaire.

Alors que le débat national dit du « financement «(ou de la « réforme ») de la dépendance » bat son plein
le Conseil de la CNSA souhaite que le rôle que doivent jouer les politiques de santé et la prévention soient mieux défini.
Francis Idrac, président du Conseil de la CNSA, et Laurent Vachey, directeur de la CNSA ont présenté le 27 avril, les 4 recommandations du Conseil pour ce qui constitue à ses yeux l’enjeu majeur : la progression de l’espérance de vie sans incapacité. 

« Un intérêt bien réel » que celui de la prévention a signifié Jeanine Dujay-Blaret, Vice présidente du conseil de la CNSA au titre des personnes âgées. Ceci, d’autant que « la prévention est une approche qui concerne à la fois les personnes âgées et les personnes handicapées » renchérit Jean-Marie Barbier, vice-président au titre des personnes handicapées, qui s’est félicité du choix de ce thème. 


L’espérance de vie sans incapacité a progressé sur le même rythme que l’accroissement de l’espérance de vie. Après 80 ans, six personnes sur dix sont encore autonomes.

Selon le Conseil de la CNSA, « l’enjeu est humain avant d’être financier » la prévention de la perte d’autonomie doit tout au moins limiter l’aggravation des incapacités. « C’est aussi, avec les progrès de la science, un des principaux vecteurs pour limiter la pression liée à l’évolution démographique sur les finances publiques et la solidarité nationale ».

Ainsi les quatre recommandations visent à :
• Approfondir la connaissance des déterminants de la perte d’autonomie, de façon à mieux piloter et prioriser la politique de prévention. La connaissance des différents types de handicap et de leurs causes est indispensable à leur prévention. Tout comme peut l’être la connaissance du rôle des déterminants sociaux dans la fragilité des personnes âgées.
• Améliorer l’état de santé tout au long de la vie. L’accès aux soins, à la prévention et à l’éducation à la santé des personnes en situation de perte d’autonomie est, en soi, un facteur de prévention de l’aggravation de leur situation.
• Cibler les actions de prévention en direction des personnes fragiles, vulnérables, qui sont les plus éloignées des démarches de prévention et d’éducation à la santé. En effet, les inégalités sociales se retrouvent non seulement dans l’espérance de vie, mais aussi dans l’espérance de vie sans incapacité. Après 60 ans, les ouvriers et les ouvrières vivront en moyenne plus d’années avec que sans limitations fonctionnelles. Les incapacités les plus sévères occupent 16% de l’espérance de vie des ouvriers à 60 ans et 9% de celle des hommes cadres. Accompagner ces personnes fragiles dans le changement de leurs habitudes de vie constitue un axe majeur.
• Reconnaitre la nécessité d’un pilotage stratégique et régional renforcé. Les axes stratégiques nationaux d’une politique de prévention doivent être mieux affirmés et davantage intégrés aux différentes politiques publiques, tout en étant déclinés en fonction des priorités et des spécificités locales.

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