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L'hôpital confronté à des départs massifs en retraite anticipée

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 16/05/2011

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Des conditions de travail jugées trop difficiles précipitent la sortie de la vie professionnelle

7500 infirmières devraient partir en retraite anticipée avant le 30 juin, soit trois fois plus que d’habitude. 
Les responsables hospitaliers craignent une importante déperdition de personnel d’ici la fin juin 2011. 7500 infirmières et aides soignantes, toutes des mères de trois enfants et comptabilisant quinze ans de service devraient partir en retraite anticipée. Ces deux conditions permettent pour la dernière fois d’opter pour un départ en retraite précoce sans décote. Ces personnels profitent ainsi d’un dispositif créé en 1924 qui a permis depuis 87 ans, à certaines mères fonctionnaires de partir en retraite anticipée dans des conditions avantageuses.
Ce dispositif a été supprimé avec la réforme des retraites.
Les départs massifs qui sont anticipés d’ici la fin du mois de juin, bouleversent le fonctionnement de certains services hospitaliers et assèchent encore un peu plus des professions qui fonctionnaient déjà à flux tendus, comme les infirmières.

En 2008, près de 14600 fonctionnaires avaient saisi cette opportunité.
La réforme des retraites a mis fin à ce régime d’exception. Désormais, les infirmières entrent dans le régime commun et se verront appliquer une décote de 5 % par année de cotisation manquante, pouvant aller jusqu’à un plafond de 25 %. Ceux et celles qui voulaient bénéficier de l’ancien régime devaient déposer un dossier avant le 31 décembre 2010, pour un départ effectif au 30 juin 2011 maximum. 
La dureté des conditions de travail – sous effectifs hospitaliers – incite bon nombre d’infirmières, d’aides soignantes à profiter du dispositif. D’autant qu’il est possible de cumuler une retraite avec une activité à temps partiel dans le privé. 
La revalorisation du statut des infirmières n’a rien changé a ce mouvement de fond. Le choix qui avait été donné aux infirmières de prolonger leur activité en échange d’une revalorisation salariale n’a pas été pris en considération. Deux infirmières sur trois ont opté pour la catégorie B, avec le même salaire et la possibilité de partir à 57 ans. Seules les plus jeunes ont choisi la revalorisation salariale. 

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