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Ces médicaments qui favorisent le déclin cognitif des personnes âgées.

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 11/07/2011

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Plus de chutes et donc aussi plus de décès

Dans un article du 6 juillet, le Figaro rend compte d’une étude publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society qui recense les nombreux médicaments qui entraînent un déclin cognitif chez personnes âgées.

Ces molécules dont certaines sont vendues sans ordonnance ont un effet anticholinergique. Cette substance réduit les effets de l’acétylcholine, un neurotransmetteur cérébral qui joue un rôle de médiateur dans le système nerveux. Conséquence : les patients ont des troubles de l’équilibre, de la vision, de la mémoire, une faiblesse musculaire ou encore un discours incohérent.

Ces médicaments sont :

  • des antidépresseurs (Elavil, Laroxyl, Tofranil), 
  • des tranquillisants (Largactil, Terfluzine), des antitussifs (Broncalene, Broncorinol), 
  • des antihypertenseurs (Atenolol),
  • des diurétiques (Aldalix, Furosemide), 
  • des antiashmatiques (Asmabec, Beclojet), 
  • des antiépileptiques (Tegretol)
  • mais aussi des molécules prescrites dans le traitement du glaucome (Azarga, Combigan, Cosopt) 
  • ou pour les incontinences urinaires (Ditropan, Oxybutynine).

    Ces effets secondaires sont connus puisqu’en 2009, une équipe du CHU de Saint-Étienne avait déjà pointé ce problème dans un article de la Revue neurologique.
    Pire encore, ces médicaments a effet anticholinergique augmenteraint la mortalité des personnes âgées. Ainsi, 20 % des patients qui prenaient plusieurs médicaments ayant cet effet sont décédés durant les deux années de l’étude contre seulement 7 % des patients ne prenant aucun médicament ayant un effet anticholinergique. Le lien de cause à effet est simple : comme ces médicaments font augmenter les chutes, la mortalité progresse.

    Cette hausse de la mortalité liée à l’effet anticholinergique repose la question des sur prescriptions médicales chez des personnes âgées.

    Actuellement, l’Agence du médicament procède à un réexamen de la balance bénéfice-risque de plus d’une centaine de molécules. Cette réévaluation devrait prendre fin d’ici à la fin de l’année. Lors de la présentation de la réforme du système le 23 juin dernier, Xavier Bertrand avait estimé que « nous consommons trop de médicaments en France et aussi qu’il y a trop de médicaments ».
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