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La réforme des retraites ne vaut rien sans une hausse du nombre des cotisants

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 18/07/2011

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La hausse de l’employabilité conditionne le financement des besoins futurs dit Leila Kurki du comité économique et social européen

« Compte tenu du vieillissement de la population en Europe, la meilleure stratégie est d’ exploiter autant que possible les potentiels d’emploi disponibles », a affirmé Leila Kurki, présidente de la section « Emploi, affaires sociales, citoyenneté » du Comité économique et social européen, lors de la réunion informelle des ministres de l’Emploi et des Affaires sociales qui a eu lieu les 7 et 8 juillet à Sopot en Pologne. 

Pour Mme Kurki rien ne sert de réformer les systèmes de retraite de relever l’âge légal du départ à la retraite ou d’allonger la durée de cotisation si on n’exploite pas les possibilités des différents gisements d’emploi. Elle ajoute, c’est « l’évolution du taux de dépendance économique », c’est-à-dire le rapport entre les bénéficiaires d’allocations sociales et la population active » qui permettra de faire face aux besoins. 

« Si l’on parvient, dans les prochaines décennies, à améliorer nettement, à l’échelle européenne, l’intégration dans la vie active des personnes en âge de travailler, la hausse de la dépendance économique se maintiendra dans des limites maîtrisables » a‑t-elle ajouté. 

Mme Kurki a insisté sur la nécessité de mettre en place des formations qualifiantes pour permettre aux jeunes diplômés, mais aussi aux chômeurs, aux personnes âgées, aux personnes handicapées aux migrants et aux femmes de répondre aux offres actuelles du marché du travail. 

« Un aménagement souple et personnalisé des horaires de travail permettrait tant aux femmes qu’aux hommes de mieux concilier vie professionnelle et vie privée », a rappelé Mme Kurki. 

Si l’objectif consiste à relever l’âge du départ à la retraite, il faut s’assurer que les travailleurs peuvent et veulent travailler plus longtemps. « Les emplois doivent être configurés de manière à permettre aux personnes de travailler au moins jusqu’à l’âge légal de la retraite, ce qui implique une modification radicale de la vie professionnelle » a souligné Mme Kurki. 

L’organisation et la gestion du travail doivent être compatibles avec le processus de vieillissement à toutes les étapes d’une carrière. Il faut adapter les conditions et l’environnement de travail à des travailleurs d’âges différents et lutter contre la discrimination et les jugements de valeur négatifs à l’égard des travailleurs plus âgés. 

Pour conclure, Leila Kurki a souligné l’importance de l’actualisation des compétences professionnelles et de la prévention en matière de santé. 

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