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Personnes âgées : France Alzheimer promeut deux approches non médicamenteuses du patient

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 26/09/2011

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Artherapie et musicothérapie

Dans l’attente d’un médicament qui réduirait les pertes de mémoire immédiates liées à la maladie d’Alzheimer, des « thérapies » non médicamenteuses ont vu le jour. Des techniques pour ne pas laisser les aidants désemparés.

Les avancées de la recherche en sciences médicales ne permettent pas d’espérer prochainement des thérapeutiques curatives. En attendant l’arrivée d’un médicament, des thérapies non médicamenteuses ont vu le jour pour aider les malades mais aussi les aidants à améliorer leur qualité de vie. Agevillage donne la parole à ces différentes approches, notamment lors d’un colloque international annuel. Nous sommes tout particulièrement en lien avec avec l’approche Humanitude”, une des principales techniques d’accompagnement non médicamenteux des patients Alzheimer. Par le geste, la parole, le regard, le professionnel ou l’aidant parviennent à nouer une relation avec le patient et à réduire les crises. 

Mais d’autres techniques existent qui ouvrent la voie à des manières de communiquer différentes et même gratifiantes entre patients et soignants — aidants. L’association France Alzheimer, à l’occasion de la journée mondiale France Alzheimer, le 21 septembre, a mis ainsi en valeur l’art thérapie et la musicothérapie. 

  • L’art thérapie, développée dans plusieurs associations départementales France Alzheimer, tente d’explorer les possibilités créatives de la personne malade. Il ne s’agit pas de proclamer que chaque patient est un artiste qui s’ignore, mais de mobiliser un processus créatif dans un but thérapeutique. 

Les objets artistiques – dessins, modelages, peinture… — vont concourir à atténuer l’anxiété de la personne malade et à la valoriser à ses propres yeux et aux yeux des autres. Dans la pratique d’une activité artistique, les participants observent, écoutent, réfléchissent, éprouvent l’envie de faire, expriment un style, communiquent des idées, des goûts, etc. En dessinant, en peignant ou en discutant avec le ou la thérapeute, la personne malade s’engage dans un processus qui mobilise des ressources personnelles, la personne malade s’engage dans une expérience tout à la fois valorisante, mais aussi absorbante et agréable.

  • La musicothérapie : « La musicothérapie prend deux formes : une technique réceptive basée sur l’écoute de sons isolés, d’œuvres musicales intégrales ; une technique active qui favorise l’expression de la personne malade par la pratique d’instruments, le corps ou la voix. Orchestrée par un professionnel, elle permet de stimuler la personne malade, en suscitant chez elle des émotions. 

Coté physique, toute technique vocale met en place les fonctions de l’oreille et du souffle. « La dimension esthétique de la musique, qui fait appel à la perception et à l’émotion, joue un grand rôle dans la prise en soin et aide inconsciemment à l’ancrage de la mémoire. Cela devient une expérience plaisante pour le patient de réentendre une mélodie ou de revoir un tableau », explique Hervé Platel, professeur de neuropsychologie et spécialiste de la musicothérapie. 

Quant aux instruments utilisés, ce sont souvent des percussions, grosses et petites, des lames de xylophones, certains instruments africains, la guitare et d’autres cordes comme la cithare. Plusieurs associations départementales France Alzheimer organisent aujourd’hui des séances de musicothérapie.

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