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Personnes âgées : le bénévolat agit favorablement sur la santé psychique et physique

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 24/10/2011

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Une enquête en ligne CePhi — Malakoff Médéric

Le CerPhi, centre d’études spécialisé sur les philantropies, a présenté Le 20 octobre 2011, les résultats d’une étude « Bénévolat et Santé » au Forum du Bénévolat organisé par Malakoff Médéric.

Edith Bruder, responsable du développement international du CerPhi et Virginie Ringa, médecin épidémiologiste, chercheur à l’Inserm, ont posé 49 questions qui ont exploré trois aspects de la santé ‑la santé physique, la santé psychique et la qualité de vie- en utilisant comme instruments de mesure trois indicateurs standardisés : 

Trois groupes ont été analysés : les non bénévoles, les bénévoles peu actifs, les bénévoles très actifs. Des distinctions ont été opérées pour les hommes et pour les femmes. Enfin, la prise en compte de caractéristiques pouvant jouer sur la santé-poids, diplôme, pratique sportive, etc.- a permis d’analyser la corrélation entre bénévolat et santé. 

Cette étude qui se dit être « la première en France » montre que « les bénévoles se portent mieux physiquement et ont une meilleure qualité de vie que les non bénévoles » assure le groupe Malakoff Médéric dans son communiqué.

Les hommes déclarent que leur santé s’améliore avec l’intensité du bénévolat : non bénévoles (30,5%), bénévoles actifs (39,4%), bénévoles très actifs (46,1%), et chez les femmes : non bénévoles (19,5%), bénévoles actifs (39,8%), bénévoles très actifs (47,5%).

Les bénévoles actifs ont environ 1,8 fois plus de chances de se sentir en bonne santé que les non bénévoles. Chez les femmes, les bénévoles actives ont environ 2,4 fois plus de chances de se sentir en meilleure santé que les non bénévoles, et les bénévoles très actives ont environ 2,6 fois plus de chances de se sentir en bonne santé que les non bénévoles. 

La perception de la qualité de vie entre bénévoles et non bénévoles ne révèle pas de différence significative : les femmes bénévoles actives ont une meilleure appréciation de leur qualité de vie que les non bénévoles (+ 3,1 point). L’écart atteint + 4,9 point en faveur des bénévoles très actives. Chez les hommes, les bénévoles actifs disent avoir une meilleure qualité de vie que les non bénévoles (+ 2,5 point) ; cette différence est plus importante chez les bénévoles très actifs (+ 4,6).

L’étude met en évidence un lien entre bénévoles et non bénévoles sur le sujet de la dépression : chez les femmes (16%de non bénévoles se disent en dépression contre 9,3% chez les bénévoles actives et 6,3% chez les bénévoles très actives). Chez les hommes, les bénévoles très actifs présentent moins de risques d’être en dépression que les non bénévoles : 6,1% contre 12,4%.

Ce sentiment d’être en meilleure santé se nourrit :
- du renforcement de la personnalité, et du sentiment d’efficacité et de maîtrise de la vie que les bénévoles ;
- de l’influence qu’exerce l’environnement social en leur apportant un soutien informationnel, affectif et pratique ;
- des bénéfices physiologiques liés à l’acte de bénévolat ;
- de la nature même du bénévolat, les activités caractérisées par une forte autonomie et le partage d’objectifs communs favorisant le bien-être et limitent les risques de dépression. 

* Cette enquête a été réalisée par internet entre mai et juin 2011 par le CerPhi auprès de 600 retraités ayant une activité bénévole au sein des Relais Amicaux Malakoff Médéric, et de 600 retraités « comparables » (identiques aux bénévoles en termes d’âge, de sexe et de profession, de taille de commune de résidence et de région) n’ayant pas d’activité bénévole.

Télécharger le communiqué de presse de l’
étude « Bénévolat et Santé 

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