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Un appareil auditif à moins de 300 euros dérange le monde de l'audioprothèse

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 07/11/2011

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Quatre à cinq fois moins chère que les prothèses classiques

Les mots sont visiblement choisis : la société Sonalto lance Octavo un assistant d’écoute” prêt à l’emploi pour 299 euros, et non un appareil auditif”.
Cet assistant d’écoute” est vendu sans ordonnance, en libre service en pharmacie.


L que l’assistant a été conçu par un médecin ORL français

. Octavo s’adresse à toutes les personnes ressentant une gêne auditive légère. « Notre but est de dédramatiser le port d’appareils auditifs. Notre appareil peut convenir à 85 % des personnes atteintes de gêne auditive légère, qui iront voir un audioprothésiste en vieillissant », explique l’un des deux cofondateurs de Sonalto, Maxence Petit, dans la presse.
Sonalto affiche sur son site Internet les limites de Octavo qui n’est pas une prothèse auditive et n’est pas adapté : 

- aux pertes auditives importantes
- aux pertes auditives soudaines
- en cas d’acouphène, douleurs
- en cas de vertiges, maux de tête
Quelques jours à quelques semaines sont nécessaires pour s’habituer à Octave. En cas de gêne auditive persistante, il faut consulter un médecin ORL selon Sonalto.
« Ce n’est pas la provenance chinoise des appareils qui justifie ce prix bas car 90 % du marché se fournit dans ce pays, mais l’absence de prestations associées (réglages, boutiques…) », assurent les dirigeants.

Les audio-prothésistes traditionnels attaquent en justice
Les leaders du secteur, le français Audika et l’italien Amplifon loin devant Acuitis et Afflelou, s’insurgent contre cette remise en cause du principe de la vente sur ordonnance des prothèses, avec réglages par un audioprothésiste diplômé.

Les prothèses touchent moins de 20 % des Français souffrant de problèmes d’audition.

Le chiffre d’affaires s’élève à 800 millions d’euros.

Les prothèses gardent une image vieillotte et c’est surtout leur coût qui fait reculer : 1.500 à 1 .700 euros en moyenne par oreille. Un tiers de ce prix est remboursé. « Ce n’est pas la provenance chinoise des appareils ? 90 % du marché se fournit dans ce pays ? mais l’absence de prestations associées (réglages, boutiques…) qui justifie la différence de prix », assurent les dirigeants.

« La prescription médicale est indispensable : les pertes auditives cachent des pathologies multiples », estime le leader Audika.
Les deux principaux syndicats d’audioprothésistes ont assigné Sonalto en justice au motif qu’il vend des prothèses sans le diplôme nécessaire.
Des expertises sont prévues l’an prochain.
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