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Edito : Haro sur les maisons de retraite ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 21/11/2011

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Les dernières actualités mettent à nouveau sur le devant de la scène un dysfonctionnement grave dans une maison de retraite, un incendie mortel dans une autre.

L’image des établissements d’hébergement pour personnes âgées en sort une nouvelle fois attaquée.
Ces lieux d’accueil n’ont pas bonne presse : on parle volontiers du business des maisons de retraite” (les fortunes de certains dirigeants s’étalent dans les magazines financiers), les situations de maltraitance font plus facilement la Une” que les initiatives positives en faveur de la bientraitance.

Les fédérations professionnelles alertent depuis des années sur le manque de moyens, les taux d’encadrement très faibles qui ne permettent pas un prendre soin de qualité.

On sait pourtant que des établissements moins dotés que d’autres peuvent avoir une qualité d’accueil supérieure. Question d’équipe et de qualité du management. Mais sans moyens, sans équipes, sans compétences, aucune structure n’est pérenne sur le long terme.

Il manque clairement des repères, des indicateurs partagés entre les professionnels et le grand public, pour choisir l’établissement qui correspond le mieux aux attentes et désirs du futur résident.

Notre annuaire Agevillage a ouvert un service permettant aux résidents de maisons de retraite de donner leur avis sur leur établissements (certains s’en sont emparé).

Le manque d’informations sur les droits, les devoirs, les recours est patent (nos actualités, nos dossiers tentent de paliier ce déficit).

Enfin, sans une réforme du système d’aides financières, les personnes âgées sont insolvables face au coût de ces structures (2 200 euros/​mois en moyenne quand la retraite moyenne ne dépasse pas 1200 euros mensuels).

Sans une politique d’envergure pour sortir des labels qualité lisibles du grand public, sans un plan Marshall pour doter les services de personnel formé et compétent, sans le déploiement d’aides financières, les maisons de retraite resteront” les chateaux hantés du XXIe siècle comme les appelle le sociologue Mohamed Malki.

Des lieux de retraits” en place de lieux de vie, de lieux d’envie”, à l’instar de ceux qu’Agevillage a pris l’habitude de récompenser chaque année .

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