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L'alcool chez les personnes âgées : prévention et accompagnement. Synthèse de la conférence du Clic métrople Nord Ouest du 6 mai 2011

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/12/2011

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La consommation d’alcool entre 65 et 75 ans bien que moindre qu’aux autres âges suffit à provoquer des troubles, surtout liés aux interférences avec les pathologies ou les traitements.
Sylvie Gadeyne, Philippe Michaud, et Dorothée Lécallier, trois experts, livrent des pistes de réflexion et d’action. Ils ne prônent pas l’abstinence, mais une qualité de vie retrouvée, qui passe par la réduction ou l’arrêt de la consommation d’alcool. Tel était le thème de la conférence du CLIC Métropole Nord Ouest du 6 mai 2011.

L’âge influe sur la tolérance à l’alcool indique Sylvie Gadeyne, chargée de mission à l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie. A consommation égale, le taux d’alcool est plus élevé chez une personne âgée, car le produit est concentré dans une quantité d’eau corporelle plus faible, la capacité d’élimination par le foie et les reins est amoindrie et les problématiques de santé augmentent les répercussions.

Inversement, l’alcool a des effets sur l’état de santé.
Il diminue la résistance aux maladies infectieuses,
dégrade la qualité du sommeil et perturbe les traitements médicamenteux. Il peut provoquer aussi des chutes, provoquer ou aggraver les troubles cognitifs, les symptômes dépressifs et les risques suicidaires.

Un déni social. L’alcool est en plus souvent considéré, y compris par des professionnels soignants, comme un plaisir qu’on ne peut enleveraux aînés.

Pour aborder la question de l’alcool avec les personnes âgées On saisit les occasions” explique le docteur Michaud. Les troubles du sommeil, de l’humeur, les chutes, les moments d’anxiété, les troubles mnésiques sont faciles à repérer et peuvent être causés ou aggravés par la consommation d’alcool. L’objectif est de permettre à la personne de vivre cette phase de sa vie le mieux possible.

La prévention dite secondaire” repère les consommateurs dans le risque dommage débutant et prévient l’ascension dans la pyramide des risques.
Philippe Michaud, médecin addictologue au centre Magellan de Gennevilliers, s’est spécialisé dans ce type de prévention et Dorothée Lécallier également médecin addictologue dans ce même centre a développé l’aide aux personnes dépendantes de plus de 65 ans. Elle participe à un groupe de travail pluridisciplinaire Alcool et personnes âgées” au sein de la Société française d’alcoologie, qui réunit des professionnels de la santé publique, des gériatres, des alcoologues autour des recommandations à délivrer.

Lire la synthèse complète de la conférence du 6 mai 2011 organisée par le Clic Métropole Nord Ouest

Retrouver aussi notre article sur l’ouvrage de Pascal Menecier Boire et vieillir — Comprendre et aider les aînés en difficulté avec l’alcool.

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