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Edito : Les milliards d'euros pour les plus âgés : décryptage

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 09/01/2012

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Annie de VivieLes ministres mettent en avant les 28 milliards d’euros déjà mobilisés par la puissance publique (les impôts des citoyens, les cotisations, taxes…) en faveur des personnes âgées.

A une large majorité, ces 28 milliards d’euros répondent aux besoins EN SOINS des personnes âgées .

A côté de l’Assurance Maladie, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été créée pour gérer les fonds nés de la suppression d’un jour férié et les redistribuer aux acteurs concernés (Les départements pour l’APA par exemple : aide personnalisée d’autonomie).

Ainsi les 28 milliards se décomposent dans les grandes masse comme suit
- 11,5 milliards de l’Assurance Maladie vers les hopitaux et unités de soins longues durée hospitalières qui accueillent des personnes malades (Ces malades s’acquittent des forfaits hospitaliers et tarifs hébergements) et vers les professionnels de santé libéraux (médecins traitants, infirmiers pour lesquels les malades s’acquittent d’un ticket modérateur).

- 6,2 milliards d’euros pour financer les forfaits soins des établissements d’accueil pour personnes âgées dépendantes EHPAD (personnesl soignants de ces maisons de retraite médicalisées)

- 1,7 milliards d’euros de réductions d’impôts (tarifs maisons de retraite) et exonérations de charges (aides à domicile)

- 1 milliards d’euros vers les services d’aides et de soins à domicile (SSIAD)

- 5,2 milliards pour l’APA : aide personnalisée d’autonomie (à domicile et en établissements)

Les autres crédits publics

- 1,2 milliards pour l’aide sociale à hébergement via les départements 

- 0,5 milliards (500 millions) d’euros d’aides au logement de la caisse nationale des allocations familiales.

- 0,7 milliards pour l’aide des personnes les moins fragiles 


Ces budgets répondent donc a des besoins de santé, de fragilité.

Ils ne sont malheureusement pas suffisants.
Pour mémoire, l’association France Alzheimer a chiffré à 1 000 euros par mois le reste à charge” des personnes malades (et de leurs proches).

D’autres sources estiment à 13 milliards d’euros, les sommes mobilisées par les citoyens en complément des crédits publics.

La réforme du financement de la perte d’autonomie était donc bien d’un enjeu de société majeur, inscrit dans l’agenda du gouvernement sous l’impulsion du président de la République (“réforme de la dépendance, 5e risque”), mais qui a été repoussé sine die sous le coup de la crise financière, jusqu’à ce que le contexte le permetteselon les voeux à nos lecteurs de notre ministre des solidarités et de la cohésion sociale madame Bachelot-Narquin.

Que souhaitons-nous collectivement pour prendre soin des personnes âgées malades, fragilisées ? Que souhaitons nous pour nous mêmes demain ?

Ces milliards qui manquent relèvent d’arbitrages politiques, qui seront pesés par les citoyens lors des prochaines échéances électorales.

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