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Personnes âgées : les troubles du comportement en sommeil paradoxal augmentent le risque de trouble cognitif

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 05/03/2012

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Première étude avec une cohorte significative

On appelle Trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP) un phénomène nocturne au cours duquel le dormeur semble vivre son rêve, avec une reprise anormale de son tonus musculaire au lieu d’une atonie complète, habituellement caractéristique du sommeil paradoxal. 

Ce trouble est associé à des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson ou la démence à corps de Lewy. Ce phénomène a été noté dans des études qui ont porté sur des petits groupes de patients. 

Afin de pouvoir généraliser ces résultats, des chercheurs américains ont ainsi recruté et suivi 651 sujets, dont 69,9% d’hommes, âgés de 70 à 89 ans, sans trouble cognitif initial. Le diagnostic d’un TCSP a été réalisé grâce au Mayo Sleep Questionnaire, en interrogeant la personne qui partageait la même chambre que le patient sélectionné. 

Parmi eux, 44 sujets avec un diagnostic probable de TCSP ont été suivis en moyenne 7,5 années, tandis que les 607 autres personnes, indemnes de TSCP à l’inclusion, ont été suivies pendant 3,8 années. Au cours de l’étude, parmi les patients présentant ce trouble du sommeil, 14 ont développé un déficit cognitif léger (MCI) et 1 seul a présenté une maladie de Parkinson. 

Aucune démence n’a été dépistée au sein de ce groupe.
Après
ajustement sur l’âge, le sexe, le niveau d’instruction et les comorbidités, les sujets avec TCSP, comparés à ceux qui en étaient indemnes, voyaient leur risque de développer un MCI ou une maladie de Parkinson dans les 4 ans multiplié significativement par 2,2. Ces résultats confirment le risque d’évolution d’un TCSP et l’utilité de son dépistage en tant que possible marqueur prédictif d’une maladie neurodégénérative.

  • Les octogénaires en bonne santé dorment mieux que les plus jeunes

Contrairement aux idées reçues, plus on vieillit après 60 ans, mieux on dort, révèle une enquête menée aux Etats-Unis dont les résultats sont publiés jeudi 1er mars dans la revue Sleep. Selon ce sondage réalisé par téléphone auprès de 155.000 adultes américains, les octogénaires apparaissent comme ceux qui se plaignent le moins de problèmes liés au sommeil.

Les insomnies se produisent chez les 40 – 59 ans, plus particulièrement chez les femmes. Leur fréquence diminue ensuite, passé les 60 ans.

Ces résultats paradoxaux nous poussent à revoir nos connaissances sur le sommeil chez les personnes qui vieillissent, hommes comme femmes”, ajoute Dr Michael Grandner, chercheur au Centre du sommeil et de neurobiologie circadienne de l’Université de Pennsylvanie (nord-est)-t-il.

Ce médecin avance plusieurs explications au fait que le sommeil s’améliore avec l’âge :
> L’état de santé générale est étroitement lié à la qualité du sommeil, dit-il. Or, les individus à la santé fragile sont ceux qui ont le moins de chances de pouvoir atteindre un grand âge, note-t-il.
> De plus, les adultes plus jeunes sont confrontés à des situations stressantes que ce soit à l’université, au travail, avec leurs enfants ou au moment de la ménopause chez la femme, ce qui peut perturber leur sommeil, explique encore le Dr Grandner.

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