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Nouvelles interpellations des candidats : le collectif « Une société pour tous les âges » attend des actes après les principes

Auteur Rédaction

Temps de lecture 6 min

Date de publication 05/03/2012

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Le collectif Une société pour tous les âges” interpelle comme en 2007, les candidats à l’élection présidentielle de 2012.
Au delà des principes pour un droit de compensation et d’aide à l’autonomie, les signataires attendent des réponses opérationnelles pour la refonte de la gouvenance du système.
Le collectif à écrit ce 1er mars à madame Eva Joly (EELV), François Bayrou (Modem), François Hollande (PS), Jean-Luc Melenchon (Front de Gauche) et Nicolas Sarkozy (UMP).
Il demande des réponses pour le 21 mars en vue d’une conférence de presse le 5 avril.


De plus en plus de personnes atteignent des âges élevés. Etant donné les liens qui existent entre maladies chroniques, entrainant une perte d’autonomie, et avancée en âge, la population en situation de handicap est majoritairement très âgée. Depuis 1997, la compensation du handicap pour accompagner les activités de la vie quotidienne est distincte selon l’âge (PCH avant 60 ans et APA). Leur contenu, leur montant et la participation du bénéficiaire diffèrent pour un même besoin.
» Comptez-vous remédier à cette discrimination selon l’âge en attribuant un montant de compensation identique pour un même besoin d’aides dans les activités de la vie quotidienne, quel que soit l’âge ?

Pour mettre fin à cette profonde inégalité vous engagez-vous à créer lors du prochain quinquennat un nouveau droit social universel compensant la perte d’autonomie ?
» Si oui, l’envisagez-vous avec un financement supplémentaire ? A quelle source de financement ferez-vous appel en priorité ?

Dans les situations de handicap, les activités de la vie quotidienne sont les premières à être limitées puis les activités de soins personnels d’hygiène. Les atteintes les plus légères sont les plus nombreuses.
» A partir de quel niveau de besoin d’aides, ferez-vous intervenir un financement collectif ?

Aujourd’hui les dispositifs d’accompagnement des personnes handicapées et des personnes âgées dites « dépendantes »* sont éclatés entre de multiples responsables tant au niveau du financement, de l’organisation territoriale et de l’offre de services et prestations individuels. Le cloisonnement persiste entre les secteurs et les professionnels du sanitaire, du médicosocial, du social et des soins de ville.
Cette fragmentation est source de nombreux dysfonctionnements dans les réponses (redondances, retards, hospitalisations injustifiées, absence de continuité des aides et soins…) entrainant un gâchis des ressources. » Vous engagez-vous à remédier à cet état de fait ?

Si oui comment ?
Avec quels acteurs au niveau collectif et au niveau individuel ?

Le nombre, la qualification, les compétences des personnels en établissements et à domicile sont insuffisants étant donné la complexité et la sévérité de l’état des personnes en situation de handicap.
» Quelles solutions envisagez-vous pour créer, financer une véritable filière médico-sociale professionnelle ? Comment comptez-vous renforcer les effectifs ?

Les sommes à la charge des personnes âgées en établissement ou à domicile sont très au-dessus de la moyenne des pensions de retraite.
» Vous engagez-vous à réduire ce reste à charge ? Si oui comment ?

Les aidants familiaux représentent l’essentiel de l’aide apportée aux personnes handicapées notamment jeunes et âgées. Leur aide n’est pas reconnue comme une activité ouvrant des droits sociaux. Par ailleurs, nombre d’entre eux s’épuisent.
» Quel engagement prenez-vous face à ces réalités ? Comment ?”

* Préférer, comme le préconise la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) dans son rapport de 2007, la notion d’« aide à l’autonomie » à celle de prise en charge de la dépendance. Le rapport à l’autonomie pour ces populations varie certes en fonction, de leur parcours de vie, de leur âge, de l’origine et de la nature de leur handicap. Ainsi, elles s’inscrivent selon les cas dans un objectif de conquête, de maintien, ou de reconquête d’une autonomie qui constitue une dynamique devant servir de guide à l’élaboration des politiques publiques.

Signataires de l’interpellation
- Adessa A Domicile, Hugues Vidor directeur général et Didier Duplan direccteur général adjoint
- Ad-Pa, association des directeurs aux services des personnes âgées : Pascal Champvert, président et Romain Gizolme
- Agevillage​.com : Annie de Vivie, fondatrice
- APF , Association des paralysés de France : Jean-Marie Barbier, président
- Association française des AIDANTS : Florence Leduc, présidente
- Association Alerte 38 : Jacqueline Chapuis, présidente
- CFR, confédération française des retraités : François Bellanger, président
- Cleirppa, Centre de Liaison d’Etude et d’Information sur les problèmes des personnes âgées : Olga Piou, directrice
- FHF, Fédération hospitalière de France : Frédéric Valletoux, président , Gérard Vincent, délégué général, René Caillet et Murielle Jamot, POSMS.
- Fnadepa, Fédération nationale des associations de directeurs au service des personnes âgées : Claudy JARRY, président et Françoise TOURSIERE, directeur
- FNAPAEF, Fédération nationale des associations de personnes âgées et leurs familles : Joelle Le Gall, Présidente
- FNAR, Fédération nationale des associations de retraités : Sylvain Denis, Président
- Graf, Groupement des associations de familles de l’AP-HP : Aldo SALUARD, président
- Una, Union nationale de l’aide, des services et des soins aux domiciles : André Flageul, présidente et Yves Verollet , directeur
Et
- Michel Billé sociologue
- Bernard Ennuyer, sociologue
- Jean-Michel Caudron, consultant
- Serge Guérin, professeur à l’ESG Management school, sociologue
- Jean-Claude Henrard, professeur de santé publique, gérontologue
- Geneviève Laroque, Igas honoraire, retraitée, gérontologue
- Jérôme Pellissier, écrivain, docteur et chercheur en psychologie.

Aide à domicile : la Fédération Adessa A Domicile formule 25 demandes

La fédération nationale Adessadomicile, signataire de l’interpellation du collectif Une société pour tous les âges” interpelle, elle-aussi, les candidats aux élections présidentielles et législatives 2012 pour réaffirmer, le rôle essentiel des services solidaires, de la naissance à la mort, dans le soutien à domicile pour les personnes et les familles. Financés principalement par les organismes publics, leur avenir est compromis en raison de la contraction des finances publiques, et ce malgré une forte demande sociale et de santé à domicile croissante. La fédération nationale formule vingt-cinq demandes.

Aides aux domiciles

Pour les personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap, le libre choix de vivre à domicile est une évidence qui s’impose. Les interventions des services d’aide à domicile doivent être financées à hauteur du prix de revient nécessaire pour la qualification et la professionnalisation des salariés. De façon spécifique, l’adaptation des domiciles doit être intégrée dans les politiques publiques, l’habitat doit être pensé pour optimiser les interventions à domicile et prévenir les accidents à domicile des personnes.
Concernant la santé, les Centres de Soins Infirmiers (CSI) doivent bénéficier d’une meilleure reconnaissance au niveau national, notamment en les inscrivant dans la filière du domicile. Quant aux Services de Soins Infirmiers A Domicile (SSIAD) il est indispensable que leur financement intègre la prise en charge des patients nécessitant de nombreux soins infirmiers.

Des emplois
Les services solidaires produisent des biens et services utiles et accessibles à tous, et créent des emplois non délocalisables.
La branche de l’aide, de l’accompagnement, du soin à domicile et des services à la personne, dont est issue et partie prenante Adessadomicile, compte à elle seule environ 240 000 salariés. Dans certains départements, les services solidaires sont d’ailleurs les premiers employeurs. Adessadomicile demande le maintien des emplois du secteur de l’aide et du soin à domicile, ainsi que leur promotion. Depuis plus de deux ans, les salaires sont bloqués sur décision des pouvoirs publics ; 60% des salariés de la Branche stagnent actuellement au niveau du Smic. Dans ces conditions, il est très difficile de recruter de nouveaux salariés, de maintenir ceux qui sont en emploi, de les professionnaliser et de développer des exigences de qualité.

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