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Les Français restent majoritairement satisfaits de l'information sur la qualité des soins reçue selon le baromètre "Droits des malades" LH2-CISS 2012

Auteur Rédaction

Temps de lecture 4 min

Date de publication 07/03/2012

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mais l’augmentation du refus de soins de personnes en ALD est déplorable

L’édition 2012 du « baromètre LH2-CISS sur les droits des malades » révèle que les Français s’estiment très majoritairement satisfaits par l’information qu’ils reçoivent globalement sur la qualité des soins. Trois Français sur quatre font confiance à leur médecin alors qu’ils ne sont qu’un sur deux à faire confiance à leur mutuelle et six sur dix se méfient de l’Industrie pharmaceutique. Les plus vulnérables se heurtent toujours au refus de soins ou de crédit, en raison de leur état de santé. Les plus âgés attendent des critères qualité pour le choix d’un établissement.

La grande majorité des Français (80%) s’estime bien informée sur la qualité des soins reçus de la part des professionnels de santé (+1pt/​2011). Le niveau d’information s’améliore nettement (+8 pts/​2011). Parmi les personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) 44% s’estiment très bien informées sur la qualité des soins, 37% sur leur coût.
Mais des lacunes qui demeurent en matière d’orientation. Les Français sont toujours près de 9 sur 10 à souhaiter pouvoir se référer à des critères de qualité pour être en mesure de s’orienter vers l’établissement de leur choix dans le cadre d’une hospitalisation programmée, Les personnes les plus âgées, plus concernées par les hospitalisations programmées du fait de leur état de santé ou de celui de leurs proches, sont particulièrement favorables à la mise en place d’un tel dispositif (90% des 65 ans et plus).

Les relations des Français avec leurs médecins s’améliorent encore : 88% des sondés ont le sentiment que leurs demandes et attentes sont suffisamment prises en compte dans la prescription des soins et traitements (+4pts/​2011). Ils sont aussi davantage satisfaits de l’information délivrée par leurs médecins sur leur état de santé et les soins ou traitements qui y sont liés ( 88% / 84% il y a un an).

Le niveau d’information sur les actions à mener en cas de problème suite à un acte de soin s’améliore (+ 8pts/​2011) et notamment pour les patient en ALD, mais les Commissions régionales de conciliation et d’indemnisation (CRCI) et les Commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (CRUQPC) accusent un déficit de notoriété qui toutefois n’interviennent que dans un cadre à la fois médical et litigieux, mais traduit également un certain déficit de communication.
Seuls 29% des Français ont déclaré avoir entendu parler d’au moins une des deux commissions (CRCI et CRUQPC), surtout les personnes de 65 ans et plus (39%), les revenus les plus élevés (36% des foyers disposant de 3000 euros et plus par mois) et les personnes atteintes d’une ALD (36%).

Refus d’accès au crédit est stable mais toujours sensible. Dans le contexte actuel de crise la proportion de personnes ayant déjà fait face – ou dont un proche a déjà fait face – à un refus d’accès à l’emprunt en raison d’un handicap ou d’une maladie est établi depuis 3 ans à 15% et 24% pour les personnes atteintes d’une ALD.
14% de Français ont déjà été confrontés – personnellement ou via un proche – à l’application d’une surprime pour raisons de santé (21% pour les personnes atteintes d’une ALD).
Parmi les 20% de sondés qui se sont vu (eux-mêmes ou une personne de leur entourage) refuser un crédit ou contraint de payer une surprime, 21% (+9pts/​2011) ont profité du dispositif de la convention AERAS pour accéder à un emprunt, tandis que 47% ignoraient son existence(+7pts/2011).

Toujours la volonté d’un traitement informatisé consenti. 86% es Français souhaitent donner leur accord avant tout traitement informatique de leurs données personnelles, notamment les catégories socio-professionnelles supérieures disposant d’un revenu supérieur à 3000€/foyer. Seule la moitié des Français s’est vu demandé son accord préalable

Les complémentaires santé au premier rang des organisations les plus à même de représenter les intérêts des malades (53% de citations). Viennent ensuite les administrations et institutions publiques (45% des citations) puis les associations (40%). Les organisations professionnelles de médecins et les syndicats sont respectivement cités à hauteur de 17 et 10%.

Refus de soins plus fréquents pour les personnes en ALD ou à faible revenus. Les refus de soins pour des raisons financières, bénéficiaires de la CMU notamment reste stable depuis 2009 (4%). Mais il est inquiétant de constater que 8% des personnes atteintes d’un ALD y aient déjà été confrontées ainsi que 14% des personnes disposant d’un revenu mensuel inférieur à 1000€.

Perte de confiance. Depuis l’affaire du Mediator et des prothèses mamaires 61% des Français sont moins confiants en l’industrie pharmaceutique. 56% n’ont plus confiance non plus dans les institutions publiques. La perte de confiance atteint ensuite les associations (43%), le corps médical (42%) et le médecin traiant (25%)
La réforme du contrôle des médicaments votée en décembre se révère avoir été
plus que nécessaire. « Elle devra néanmoins faire ses preuves pour restaurer pleinement la confiance des Français envers les acteurs du monde sanitaire et médical. » signale l’étude.

Télécharger le rapport d’étude sur le site du CISS

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