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Colloque La cause des ainés II, pour vieillir autrement…et mieux

Auteur Rédaction

Temps de lecture 6 min

Date de publication 09/03/2012

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les samedi 20 et dimanche 21 octobre 2012 à l’Espace Reuilly à Paris.

Colloque la causes des aînés 2012Deux ans après le premier colloque, « la Cause des ainés, pour vieillir autrement…et mieux » qui s’était déroulé à la Maison de la chimie à Paris en juin 2010, nous vous proposons « LA CAUSE DES AINES II » pour poursuivre nos réflexions, en les approfondissant et en les complétant par de nouveaux travaux dans l’optique encore une fois de « vieillir autrement… et mieux ».

« La Cause des ainés 2 », parrainé par Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé et par Madame Michèle Delaunay, Ministre chargée des personnes âgées et de l’autonomie, réunira 26 intervenants d’horizons différents dont les travaux novateurs contribuent à une avancée significative chacun dans leur domaine.

En cette année 2012, déclarée année Européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle, pour croiser nos regards sur la question de la transmission, nous avons rencontré des enfants à l’Ecole maternelle des Ecluses Saint Martin à Paris et des collégiens et lycéens à l’Ecole Alsacienne. Ils se sont exprimés sur la vieillesse et la mort.

Stéphane Hessel interviendra aux côtés d’Edouard et Marie de Hennezel autour de ces questions cruciales pour vieillir autrement et mieux.

A partir de 65 – 70 ans, un certain nombre d’événements viennent rompre le sentiment continu d’exister (départ à la retraite, nid vide, veuvage, couple vacillant, isolement, réduction du train de vie dû au manque de moyens financiers, etc…). Si vieillir n’est pas une maladie — 80% des « vieux » vont plutôt bien et poursuivent leur vie chez eux — 20% peuvent être victimes soit de maladies somatiques, soit de dépressions, soit de maladies dégénératives avec des troubles cognitifs perturbant ce sentiment de permanence et d’existence, ainsi que leur relation à l’autre et au monde extérieur.

Plus tard, lors de la grande vieillesse, de plus en plus souvent atteinte grâce à la longévité croissante, quand les capacités d’autonomie sont touchées, c’est dans l’urgence, qu’une entrée en institution, appelée du nom barbare de « placement » est alors envisagée. Entrée en maison de retraite, en EPHAD, en foyer-logement, en long séjour, en Unités de Soins Palliatifs, hospitalisation soudaine, avec leurs suites incertaines, viennent alors faire rupture avec la vie d’avant.
Dans tous les cas, l’entrée en sénescence oblige à un « travail sur soi » pour accepter de renoncer à ce que l’on était, et pour intégrer les changements en cours : il s’agit de négocier avec un tout nouveau rapport au corps et au temps. Tout cet ensemble constitue une perte de repères susceptible de faire vaciller notre identité.

Ces deux journées proposent des approches de disciplines différentes pour accompagner une avancée en âge souvent tumultueuse.
Nous ferons appel à la psychanalyse pour décrypter l’émergence d’une flambée psychosomatique qui parfois sévit, à partir de 65 ans et plus, quand la crise narcissique fait rage et que nous assistons à une bascule dans le mortifère.
Dérapage dans un accident somatique ou capacité de résilience, deux destins opposés de la pulsion seront ici analysés, tout l’enjeu étant de faire mûrir une crise existentielle maturative et intégrative pour que la libido s’investisse sur des buts qui redonnent goût à la vie et relancent la créativité. Qu’en est-il quand la pulsion de mort se met au service de la pulsion de vie, apportant la vigueur nécessaire pour combattre et dépasser les difficultés dues au vieillissement ? Comment mobiliser assez d’agressivité pour ne pas lâcher la rampe ? Quel est le chemin à prendre pour continuer de grandir en intériorité, en spiritualité, pour relancer le Désir quand les capacités peuvent diminuer et quand l’horizon se rétrécit ?

Pour surmonter les renoncements et les deuils, un travail analytique peut permettre à travers la relation à l’analyste et le transfert de stimuler la libido et de maintenir la dynamique psychique nécessaire pour demeurer un sujet en devenir, en « allant-devenant ».
Nous envisagerons une fois encore d’un point de vue transdisciplinaire ce qu’il en est quand une personne atteinte de troubles cognitifs vit avec une « pensée naufragée », ce qui déroute sa famille, laquelle ne reconnaît plus son parent malade, celui-ci étant remis en question dans son identité de façon cruciale.

Outre la dimension clinique de ce colloque destinée à relever le défi psychologique impliqué par le grand vieillissement de la population, une dimension politique sera envisagée dans le fait que cette Cause des ainés s’inscrit dans un combat militant pour mettre en place les dispositifs nécessaires pour préserver l’autonomie d’un sujet, quel que soit son âge. Ce combat est d’autant plus au cœur de nos préoccupations actuelles que 2012 a été déclarée « L’année européenne pour le vieillissement actif et la solidarité intergénérationnelle » et que l’attention des pouvoirs publics est mobilisée dans cette optique d’implication citoyenne de chacun d’entre nous. A cet effet « Une société pour tous les âges » réunira des intervenants qui nous proposeront des pistes concrètes pour lutter contre l’âgisme (véritable racisme anti-âge). Notre société mercantile se polarise sur le « Vieillir jeune », sur l’évaluation et elle fait l’apologie de la normativité et de l’adaptation, la société que nous voulons préserver est au contraire celle du respect de la singularité et des différences, une société qui tire un bénéfice humain à prendre de l’âge. Du management insolite à la bien-traitance institutionnelle, il n’y a qu’un pas que nous essaierons de franchir ensemble…L’humanitude et ses applications en fin de vie nous y aideront.

Dans cette optique de partage et ce souci de privilégier les différences de génération pour mieux les relier, nous donnerons également ici la parole à des intervenants de tous les âges, à des enfants de maternelle, de CP, à des collégiens et à des lycéens, persuadés que nous sommes qu’on se prépare à vieillir dès notre naissance. Rétablir la circulation affective bloquée par la rupture de transmission intergénérationnelle est un des moteurs pour préserver ce fil rouge des âges de la vie. Cette cohésion intergénérationnelle qui ne doit pas en dénier les conflits et en évacuer les discontinuités passera par une réflexion sur les enjeux éthiques, politiques et cliniques pour « Naitre et mourir autrement ».

Naitre et mourir, ces deux étapes – clé de la vie sont dans la plupart des cas étouffées dans leur dimension existentielle pour être réduites à une succession d’actes médicaux iatrogènes. Si la naissance au monde ne se produit qu’une seule fois, nous voudrions montrer ici qu’on ne cesse de renaitre à la vie à chaque étape-clé jusqu’à la dernière, proche de l’accomplissement, si toutefois elle n’est pas occultée.

« La Cause des ainés II » a choisi, comme le précédent colloque, de faire le pari du sujet, d’un sujet qui ne cesse de grandir et d’évoluer quand il avance en âge. Il devient un « éclaireur de vie » pour les plus jeunes, sa mission étant de transmettre ce que la vie lui a appris.

Ce colloque s’adresse à tous les professionnels de la gériatrie, de la gérontologie, aux médecins, psychologues, psychanalystes, soignants, étudiants, aux CLIC, et aux travailleurs sociaux dans le cadre de leurs formations continues.

Puisse-t-il retenir l’attention de tous ceux qui se sentent concernés par la vieillesse et ses perspectives !

Consulter le programme

Inscriptions en ligne : www​.cause​-des​-aines​.fr ou par téléphone : 01 49 10 38 92

Attention : Changement de tarif le 31 juillet

En savoir plus : www​.cause​-des​-aines​.fr

Renseignements et inscriptions :
01 49 10 38 92

A lire aussi l’interview de Catherine Bergeret-Amselek, l’organisatrice qui vous présente cette deuxième édition du colloque La cause des aînés

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