Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Aider un proche âgé à domicile : la charge ressentie

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/03/2012

0 commentaires

En 2008, en France, 3,4 millions de personnes aident un proche de 60 ans ou plus, à domicile, dans les tâches de la vie quotidienne, selon un étude Dress publiée en mars 2012 et réalisée à partir l’enquête Handicap Santé auprès des aidants informels (HSA, DREES, 2008).
L’ensemble des conséquences physiques, psychologiques, émotionnelles, sociales et financières ressenties par les aidants définit « la charge ressentie ». Deux aidants sur dix ressentent une charge importante, synonyme de fatigue morale ou physique. La charge qu’ils ressentent est augmentée par la diversité de l’aide, le niveau de perte d’autonomie de la personne aidée et l’absence d’un réseau de soutien.
La conciliation entre l’activité d’aide et la vie familiale, professionnelle et sociale des aidants apparaît comme un point essentiel.
Des pistes pour l’action.

Agés en moyenne de 59 ans, 53 % des aidants sont des femmes. La moitié de ces aidants sont les enfants de la personne âgée et un tiers sont leur conjoint. Ils aident huit personnes âgées sur dix vivant à domicile et six sur dix pour des tâches de la vie quotidienne.
Les aidants dont la charge est importante sont sujets à la fatigue et se montrent parfois au bord de l’épuisement. Parmi les aidants ressentant une charge lourde, neuf sur dix se disent fatigués moralement et huit sur dix éprouvent une fatigue physique

L’aide apportée est source de stress. Trois quarts des aidants ressentant une charge lourde et la moitié de ceux ressentant une charge moyenne déclarent se sentir anxieux, stressés ou surmenés.

La santé des aidants est affectée par l’aide apportée. 56 % de ceux qui ressentent une charge importante accomplissent parfois leur activité d’aide au détriment de leur santé. Ils sont 18 % à déclarer avoir renoncé à des soins au cours des douze derniers mois alors qu’ils en ressentaient le besoin.

La lourdeur de la charge est proportionnelle à la lourdeur de la « dépendance ». La moitié des aidants (48 %) auprès d’une personne âgée en sévère perte d’autonomie (GIR 1 – 2) déclare ressentir une charge importante, alors que c’est le cas d’un tiers des aidants (31 %) auprès d’une personne âgée en perte d’autonomie modérée (GIR 3 – 4) et de 14 % des aidants auprès d’une personne âgée en perte d’autonomie légère ou sans perte d’autonomie (GIR 5 – 6).

L’intensité de la charge ressentie est également liée à l’aspect psychique de la dépendance : un quart des aidants en charge importante soutient une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, contre 10 % des aidants ressentant une charge tout au plus légère.

La diversité de l’aide est un facteur important de la charge ressentie. L’apport d’une aide financière en supplément de l’aide à la vie quotidienne pèse et intensifie la charge ressentie. Les activités de
surveillance sont particulièrement intenses, car elles nécessitent d’être apportées en continu. 

L’intervention de professionnels auprès de la personne aidée ajoute également à la charge ressentie, car impliquant de nouveaux acteurs, elle entraine une gestion accrue de l’organisation de l’aide pour l’aidant.

Lire l’intégralité de l’étude Aider un proche âgé à domicile : la charge ressentie” DREES — Études et résultats n° 799

Partager cet article

Sur le même sujet