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Personnes âgées : l'hôpital accélère le déclin cognitif des personnes âgées

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 02/04/2012

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Une étude parue dans la revue Neurology

L’hospitalisation peut accélérer la perte d’autonomie mais aussi le déclin cognitif chez les plus âgés indique une étude de la revue Neurology

Les fonctions cognitives des personnes âgées déclinent deux fois plus rapidement après une hospitalisation, indique une étude publiée sur le site de la revue Neurology, le 21 mars dernier. L’équipe de chercheurs dirigée par le Dr Robert Wilson a suivi 1 870 personnes âgées de plus de 65 ans vivant à Chicago entre 1993 et 2007

Tous les trois ans, les participants passaient des tests afin d’évaluer leurs fonctions cognitives globales. Au cours de cette période, 1 335 des 1 870 personnes (71,4 %) ont été hospitalisés au moins une fois. Après ajustement sur l’âge, le sexe, l’ethnie et l’éducation, le score cognitif global (c’est-à-dire les performances intellectuelles et de la mémoire) baissait lentement — ce qui est normal — chaque année avant la première hospitalisation puis baissait bien plus rapidement par la suite, après chaque hospitalisation. 

On savait déjà qu’un séjour hospitalier pouvait interférer avec les capacités physiques des patients et réduire leurs capacité à vivre seul, à se laver, se doucher, s’habiller, se faire à manger, etc., mais ce que démontre cette étude c’est que les fonctions cognitives sont également à risque d’altération.

Qu’arrive-t-il à ces patients ? 20 % des patients hospitalisés deviennent confus, désorientés, agités. Et alors que l’on voyait le delirium comme un phénomène passager, de plus en plus, il est possible que le délirium change la trajectoire cognitive des patients.

Pour d’autres, l’explications se trouve également dans les effets secondaires causés par les médicaments utilisés au cours des hospitalisations, des médicaments dont les conséquences sur les patients âgés n’ont que rarement été étudiés. Des petits accidents vasculaires cérébraux font partie des hypothèses à retenir, ou encore une glycémie élevée comme le manque de stimulation intellectuelle et affective qui sévit dramatiquement dans les hôpitaux.

Pour les familles, cette nouvelle étude apporte la preuve qu’une hospitalisation même pour uns cause bénigne, peut être un événement qui va changer les comportements de parents âgés. Il faut être préparé à ce que, lorsqu’un parent déjà un peu dépendant est entré à l’hôpital, il en ressorte avec une dépendance encore accentuée. La présence accrue des familles à ce moment particulier de la vie d’une personne âgée pourrait donc représenter un élément crucial.

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