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Médicaments : Que Choisir a mené l'enquête en pharmacie en caméra cachée

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 02/04/2012

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Logo que choisirL’UFC-Que Choisir a enquêté auprès de 648 pharmacies pour vérifier si le consommateur bénéficie du meilleur rapport qualité-sécurité-prix. Le résultat est sans appel. Conseil et prix pratiqués laissent, comme lors de la précédente enquête en 2009, grandement à désirer.

De plus en plus de médicaments peuvent s’acheter sans ordonnance. Mais face à l’abondance de produits disponibles, comment faire pour s’y retrouver ? Le pharmacien doit aider à faire les bons choix. Son rôle est notamment de mettre en garde contre les interactions entre médicaments incompatibles. Tout comme notre enquête, notre caméra cachée prouve que c’est loin d’être toujours le cas. Par ailleurs le prix pratiqué sur un même produit en vente libre peut d’une officine à l’autre être jusqu’à 4 fois plus important.

Alors que les pharmaciens se réfugient derrière leur qualité de professionnel de santé pour justifier leur monopole, près d’une pharmacie enquêtée sur deux (48%) n’a pas respecté spontanément son devoir de conseil, en délivrant, pour la même personne, deux médicaments incompatibles (Aspirine et Rhinureflex, qui contient de l’ibuprofène). En l’absence de conseil spontané, l’ enquêteur de Que choisir devait interroger le pharmacien sur la posologie à respecter pour la prise des deux médicaments. Seuls 10% des pharmaciens ont saisi cette occasion de repêchage pour mettre en garde le « client-enquêteur ».
Plus grave, 55% seulement ont correctement indiqué la posologie du Rhinureflex, pourtant formellement rappelée quelques semaines auparavant par l’AFSSAPS, en raison de ses effets indésirables. 

Voir la video en caméra cachée réalisée dans quelques officines parisiennes.


Seule 1 pharmacie enquêtée sur 2 propose un affichage lisible du prix des médicaments vendus. Pire, 89% ne se plient toujours pas à l’obligation de 2003 d’information des consommateurs sur la liberté de tarification des médicaments non remboursables.
Dans ces conditions, se pose la question de la pertinence d’une libéralisation encadrée de la distribution des médicaments sans ordonnance en parapharmacies et dans des espaces dédiés en grandes surfaces, estime l’UFC Que Choisir.
Cette mesure permettrait, pour le consommateur, une économie pouvant atteindre 16% des dépenses de médicaments non remboursables (soit 269 millions d’euros par an) et n’aurait qu’un impact mineur sur la profitabilité des pharmacies d’officine, de l’ordre de 3,7% à 5% de leur marge.”

Au vu des résultats préoccupants de son enquête, l’UFC-Que Choisir souhaite un renforcement de l’information des consommateurs sur l’automédication et l’instauration d’une vraie concurrence.
L’UFC-Que Choisir demande donc aux pouvoirs publics :
-l’interdiction de la publicité sur l’automédication auprès du grand public en dehors des lieux de vente ;
- la présence d’un encadré consacré aux interactions à éviter et aux contre-indications principales figurant sur toutes les boîtes des médicaments accessibles sans ordonnance ;
- l’ouverture de la distribution de l’automédication aux grandes surfaces et parapharmacies, sous la surveillance impérative d’un pharmacien diplômé.

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