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Résister jusqu'au dernier souffle. R.Aubrac avec S.Hessel, C.Alphandery, M. Dinet invitent à sauver le contrat social

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 16/04/2012

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Le contrat social écrit après la guerre est aujourd’hui remis en cause. Seul l’engagement citoyen permettra de le sauver.

Raymond Aubrac (Raymond Samuel), était né le 31 juillet 1914, jour de l’assassinat de Jean Jaurès. Le commencement d’un destin …
A l’occasion de son décès survenu de 10 avril, les média ont permis aux plus âgés de se remémorer, aux plus jeunes de découvrir, la vie d’engagement de ce grand résistant et celle de sa femme Lucie Aubrac. Engagement qui n’aura cessé pour l’un comme pour l’autre, jusqu’au bout. Ce n’est pas le rôle d’Agevillage de revenir sur ces vies.

En revanche à J‑6 avant le 1er tour de la Présidentielle 2012 nous tenons à mettre en ligne la Tribune publiée dans le monde daté du 2 avril 2012 qu’a co-signé Raymond Aubrac avec Claude Alphandéry, Michel Dinet et Stéphane Hessel.
D’autant que Maurice Bonnet Bonnet, membre du Collectif une société pour tous les âges, nous a aussi signalé l’importance de ce papier message d’énergie et d’espoir” qui invite à l’engagement citoyen pour sauver le contrat social.

La République doit résister
Il y a plus d’un demi-siècle, pendant que l’horreur humaine érigeait en principe la négation des droits humains les plus vitaux, des hommes et des femmes, rassemblés au sein du Conseil National de la Résistance écrivaient un nouveau contrat social pour la France.
Ce contrat était certes incomplet. Il faisait par exemple l’impasse sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes ou encore sur l’émancipation des peuples colonisés… Mais l’histoire n’a pas jugé ces manques, elle a rendu hommage d’abord à un état d’esprit : celui permettant, en dépit de la barbarie humaine qui étouffait l’Europe toute entière, d’écrire un nouveau Pacte Républicain pour notre pays.

Un état d’esprit mais aussi une formidable capacité d’initiative nourrie par l’enracinement des maquis au cœur de la société, amplifiée grâce aux réseaux qu’ils ont tissés et consolidés par l’union qu’ils ont bâtie avec opiniâtreté.
C’est bien de cela dont il s’agissait hier et dont il s’agit plus que jamais aujourd’hui. De femmes et de hommes partageant un état d’esprit, mettant en commun leurs forces créatrices et qui, au nom d’une certaine idée de la fraternité, proposent une remise en mouvement de la société toute entière en dessinant l’espoir d’un possible et solide Vivre Ensemble.

Dans le domaine du grand âge les auteurs écrivent :

Et ne nous y trompons pas, les droits les plus récents mis en place dans les deux dernières décennies sont tout autant fragilisés :
En transférant la gestion du RSA, de l’APA et de la PCH aux départements sans leur apporter les moyens financiers nécessaires, ils ont organisé la faillite des modes de financements de ces droits universels dans l’inconscience et l’indifférence la plus complète. La discussion a en effet été savamment enfermée dans une querelle politique entre l’Etat et les départements.

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