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Une étude sur les neuroleptiques en établissement

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 16/04/2012

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Une prescription à surveiller

Depuis 2005, les avertissements se succèdent contre les risques de décès consécutifs à la prescription de neuroleptiques atypiques (risperdone, olanzapine, aripiprazole) chez les personnes âgées.

Malgré ces recommandations, les neuroleptiques restent très largement prescrits chez les personnes âgées, qui en Ehpad, seraient plus d’1 sur 3 à en recevoir. 

Une étude publiée récemment par le British Medical Journal et incluant 75 445 nouveaux utilisateurs de neuroleptiques, tous âgés de plus de 65 ans et vivant en institution permet de faire le point. L’étude s’étend sur une période allant de 2001 à 2005, et concerne 6 molécules : halopéridol, aripiprazole, olanzapine, quetiapine, risperidone et ziprasidone.

Elle révèle qu’il existe des différences sur la mortalité, selon la molécule prescrite. Comparé au groupe de référence utilisant la risperidone, les patients sous halopéridol ont un risque deux fois plus élevé de mortalité, alors que ceux sous quetiapine ont au contraire un risque réduit. Aucune différence significative dans le risque de décès n’est retrouvée par rapport à la risperidone pour les utilisateurs d’aripiprazole, d’olanzapine et de ziprasidone.

Mais le type de molécule n’est pas le seul facteur en cause. Le délai depuis le début du traitement l’est aussi, et c’est surtout dans les 40 premiers jours que la surveillance doit être étroite. Il existe d’autre part un effet-dose, pour tous les produits étudiés sauf la quetiapine. La moitié des décès sont de cause cardiovasculaire, 10 % sont dus à un accident cérébro-vasculaire et 15 % à un trouble respiratoire.

L’étude montre que le risque est le même que le diagnostic de démence ou de trouble du comportement soit parfaitement étayé ou non.

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