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L'activité physique régulière ne compense pas les effets délétères d'un excès de télévision

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 07/05/2012

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Les bénéfices sur le bien-être et la santé d’une activité physique modérée, pratiquée de manière régulière, ont été largement démontrés. Toutefois, le développement des technologies de l’information, notamment nous rend de plus en plus sédentaires.

Pour évaluer les effets compensateurs éventuels de l’activité physique vis-à-vis du temps passé devant le petit écran,

une étude épidémiologique sur plus de 240 000 personnes, âgées de 50 à 71 ans à l’inclusion, a été conduite aux Etats-Unis, pays particulièrement touché par les méfaits de la sédentarité.
Le risque de décès des participants, qui tous étaient en apparence indemnes de cancer, de maladie cardiovasculaire ou respiratoire, a été évalué sur 8,5 années en moyenne. Après ajustement sur les facteurs de risque de décès classiques tels que tabagisme, âge, mode d’alimentation ou niveau d’instruction, le niveau de sédentarité était corrélé à la mortalité.

Les personnes qui passaient au moins 7 heures/​j devant la télévision avaient une augmentation du risque global de mortalité de 60%, du risque de mortalité cardiovasculaire de 85% et du risque de cancer de 22%, comparées à celles qui la regardaient moins d’1 heure/​j.

La sédentarité en général était associée au risque de décès, sans compensation possible par une activité physique régulière. En effet, même ceux qui annonçaient plus de 7h/​semaine d’activité physique modérée ou intense, mais qui passaient plus de 7 h/​j devant un écran de télévision, avaient une mortalité globale et cardiovasculaire majorée de 47 et 100%, respectivement.
Cette vaste étude épidémiologique confirme que la sédentarité diminue l’espérance de vie, mais surtout montre qu’une activité physique régulière, même intense, n’arrive pas à contrecarrer les effets délétères de l’excès de télévision.

Matthews CE et al. Am J Clin Nutr. 2012;95:437 – 445.

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