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Alzheimer : deux essais cliniques innovants vont être menés aux Etats Unis

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 21/05/2012

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Insuline ou anticorps monoclonal ?

Un spray nasal destiné à vérifier les liens entre le diabète et la maladie d’Alzheimer et un anticorps monoclonal contre les plaque amyloides vont faire l’objet d’essais cliniques poussés aux Etats Unis.

Les chercheurs des NIH (Instituts nationaux de la santé) aux Etats Unis ont retenu deux essais cliniques innovants à financer en priorité pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Le premier est un spray nasal avec de l’insuline qui fera l’objet d’essais clinique dans le but de restaurer la mémoire chez des personnes atteintes d’Alzheimer.

Des recherches faites précédemment ont établi un lien entre Alzheimer et le diabète. En 2010, une étude avait montré que des patients aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer et qui utilisaient un spray insulinique fabriqué par la société Kurve Technology avaient fait état de capacités améliorées dans la poursuite de leurs activités quotidiennes. Un essai clinique élargi permettra de vérifier le lien entre diabète et Alzheimer.

Le second essai clinique examinera les possibilités du Crenezumab, un anti-corps monoclonal développé par le laboratoire américain Genentech, contre les plaques amyloïdes, dont l’accumulation dans le cerveau paraît empêcher les cellules cérébrales de commniquer. Cette accumulation de protéines sur la surface du cerveau est considérée comme le principal responsable d’Alzheimer par une majorité de neurologues.

L’essai clinique portera sur 300 sujets sans aucun symptôme, mais porteurs d’un géne muté qui les prédispose à la maladie d’Alzheimer dès l’âge de 40 ans. Tous vivent en Colombie. Si la molécule se révèle efficace, elle sera ensuite testée sur les patients qui n’ont pas cette prédisposition génétique. 

Les essais cliniques ciblant les plaques amyloides ont pour l’instant été des échecs. Cette étude colombienne se propose d’attaquer le problème différemment : elle cible la couche de protéines qui se forme sur le cerveau dans le but d’empêcher ou de reculer l’apparition des pertes de mémoire. Si elle s’avérait efficace, elle démontrerait l’hypothèse que les plaques amyloides jouent un rôle clé dans la formation de la maladie. 

Cet essai clinique, d’une durée de cinq ans, sera financé à hauteur de 16 millions de dollars par les NIH, 15 millions par des dons privés et 65 millions par Genentec.

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