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Maltraitance en maison de retraite dans l'Aude

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/05/2012

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La Dépêche du Midi révèle un rapport explosif

Selon une étude révèlée en exclusivité par La Depêche du Midi, les pensionnaires de maisons de retraite de l’Aude sont assommés de médicaments. Et ce malgré les recommandations concernant la prescription de benzodiazépines (tranquillisants mineurs).

Entre 2007 et 2010, 33 maisons de retraite de l’Ouest audois (Carcassonne et alentour) ont servi de terrain d’expérimentation à une enquête sanitaire et sociale dont les résultats « dérangeants » n’ont jamais été rendus publics. Les objectifs de cette mission patronnée par la DDASS étaient en quatre points :
« 1- La prise en charge des maladies d’Alzheimer et apparentées et la prise en charge neurocomportementale ;
2- La prévention de la maltraitance issue d’une mauvaise prise en charge ;
3 — La prévention de la malnutrition (y compris horaires et condition de prise des repas) ;
4 — La prévention des effets iatrogènes des médicaments ».

Les résultats obtenus au bout de trois années d’enquête dans les établissements décrivent une situation alarmante dont une consommation abusive de médicaments qui peut avoir des conséquences redoutables pour les seniors.

Constats
Dénutrition
.
Le nombre de pensionnaires mal nourris est en augmentation. L’étude démontre une dégradation de l’état de santé des personnes quelques mois après l’entrée en EPHAD. Sur les 43 % jugés en bon état nutritionnel à l’entrée dans l’établissement, ils sont 38 % quelques mois après l’admission. Le pourcentage de sujets à risques mal nutris progresse de 45 % à 48 %. La population de personnes considérées mal nutries passe de 12 % à 14 %

Couverture médicale
Certaines structures sont éloignées, couvertes par un seul médecin, qui est lui-même au bord de la retraite. Dans les cantons périphériques, 40 % des lits ont une couverture médicale fragile.

Manque d’infirmières
Concernant le personnel para-médical : « On ne trouve plus d’infirmières ». L’étude pointe un besoin en formation et en spécialisation pour les nouvelles générations qui trouvent le métier peu attractif.

Mortalité
On meurt très peu dans les EPHAD de Carcassonne parce que les personnes en fin de vie sont transférées au centre hospitalier (CH). 70 à 75 % meurent en CH ; 15 à 17 % à leur domicile ; 7 à 8 % à la clinique Montréal ; 5 % dans d’autres structures.
On est loin du souhait exprimé par les Français de décéder à leur domicile.


Voir l’article de La Dépêche publié le 22 mai

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