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Infarctus : la prise en charge des octogénaires se normalise

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 29/05/2012

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Ils souffraient auparavant d’une prise en charge minimale

Plusieurs enquêtes ont montré que les patients âgés hospitalisés en raison d’un syndrome coronarien aigu avaient moins de chance de bénéficier d’une prise en charge optimale et que leur risque de mortalité était plus élevé.

Une amélioration semble toutefois se dessiner depuis quelques années.
Des investigateurs britanniques ont voulu vérifier si les inégalités liées à l’âge s’étaient réellement estompées au cours de la décennie écoulée et si les plus de 85 ans bénéficiaient bien des recommandations de prise en charge les plus récentes. Cette analyse a pu être réalisée grâce à la base de données nationale établie en 1999 pour suivre l’évolution de la qualité de prise en charge des individus victimes d’un infarctus du myocarde. Les données de 616 011 patients admis dans 255 centres hospitaliers entre 2003 et 2010 ont été analysées. 

Au sein de cette cohorte, 72 721 sujets avaient 85 ans ou plus.
Globalement, les plus âgés étaient moins fréquemment admis dans une unité de cardiologie et leur durée de séjour et leur mortalité étaient significativement plus élevées que celles des plus jeunes. Ainsi, les patients de 85 ans ou plus qui avaient fait un infarctus du myocarde avec décalage du segment ST avaient 75% de chances en moins de bénéficier d’une reperfusion en urgence, comparés aux moins de 55 ans. 

Les prescriptions d’aspirine, de clopidogrel, de bêta-bloquants, de statines ou d’IEC étaient considérablement plus faibles chez les plus âgés que chez les moins de 55 ans, tout comme l’étaient leurs chances de bénéficier d’une imagerie appropriée. Les reperfusions coronaires par voie transcutanée ont très nettement progressé depuis 2003, passant de 1,6 à 61% chez les moins de 55 ans et de 0,2 à 48,5% chez les plus âgés. 

La mortalité hospitalière a significativement chuté de 30 à 19% entre 2003 et 2010 chez les patients de 85 ans et plus admis pour un infarctus avec décalage du segment ST et de 31,5 à 20% lors d’un infarctus sans décalage du segment ST. La prise en charge des patients victimes d’un infarctus du myocarde a donc notablement progressé au cours de la décennie écoulée, en particulier pour les plus âgés même si une amélioration supplémentaire semble encore souhaitable.

Références : Gale CP et al. Europ Heart J. 2012;33:630 – 639.

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