Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Maisons de retraite : nos personnes âgées méritent d'être respectées et accompagnées

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 04/06/2012

0 commentaires

Surveillance, sécurité, protection

Françoise Rouillon, orthophoniste, s’indigne sur son blog, des carences des établissements d’accueil. Elle regrette que les résidents soient dans des établissements excentrés ou ils s’ennuient et tournent en rond. Mais surtout elle dénonce la « maltraitance et le manque de surveillance”.

Les vols sont monnaie courante. Une résidente que je suivais à la suite d’un AVC, qui avait laissé des séquelles articulatoires, me racontait les larmes aux yeux qu’une aide-soignante refusait de lui passer ce qu’elle réclamait tant qu’elle articulerait mal.

Une autre, qui était devenue agressive, toujours à la suite d’un AVC, utilisait son fauteuil roulant qu’elle maniait avec grande dextérité pour déséquilibrer les autres résidents titubants.

Enfin une dernière, présentant une maladie neuro-dégénérative, avait réussi à tromper la surveillance et était partie se promener dans les rues de Paris. À son retour, accompagnée de la police, on l’avait enfermée à l’étage réservé aux résidents présentant ce type de pathologie ; son état s’est rapidement détérioré.

Le peu de formation du personnel et l’absence de sorties créent des tensions insupportables. Pourquoi n’imagine-t-on pas des promenades avec l’aide des familles si le personnel manque et pourquoi n’utiliserait-on pas les moyens électroniques et GPS pour repérer ceux valides qui seraient susceptibles de se perdre ? »

….

Elle regrette également le peu d’attention que l’on porte aux souvenirs des anciens 

« Je suis surprise d’entendre cette patiente de 90 ans me dire qu’elle a appris à nager dans le canal de l’Ourcq. Elle m’explique, devant mon air effaré, que les péniches n’avaient pas de moteur, que les chevaux et les tracteurs circulaient sur le chemin de halage, que l’eau était propre, que les familles se retrouvaient dans les guinguettes aux beaux jours.

J’écoute avec avidité ce patient me parler de l’élevage de porcs de ses parents situé à l’époque à 5 minutes de mon cabinet. Il me raconte comment ils les nourrissaient avec les déchets des collectivités (casernes, hôpitaux, écoles) qui étaient vendus aux enchères. Quelle leçon d’écologie ! »

Partager cet article

Sur le même sujet