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L'engagement bénévole continue de donner du sens à la vie selon l'enquête 2012 de "Recherches et solidarité"

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 11/06/2012

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La 9ème édition de La France bénévole” publiée par Recherches & Solidarités” avec France Bénévolat, se concentre sur les 11 à 12 millions de Français bénévoles dans une association. Elle s’appuie sur les résultats d’une enquête menée en mars-avril 2012, auprès de 3.131 bénévoles, pour mieux comprendre comment leur action s’inscrit dans leur vie et dans leur parcours, et comment elle s’insère dans le projet collectif porté par leur association.
Un diagnostic plutôt positif, encourageant et réjouissant : importance donné au sens de l’engagement, mise en œuvre de compétences, équilibre, influence de l’engagement dans la vie, les études, la recherche d’emploi, le parcours…

Du sens et des compétences : source d’épanouissement personnel, le bénévolat permet de donner du sens à sa vie à tout âge. Si le bénévole met ses compétences au service de son engagement, il en acquiert d’autres, dont il aura une large utilité dans ses études, comme dans sa vie professionnelle. Il aura aussi à coeur de les partager au sein du secteur associatif, notamment dans une démarche de transmission entre les générations.

Un équilibre : chacun devra revoir ses idées reçues car être bénévole ne veut pas dire renoncer à d’autres activités. Le partage du temps se fait sans trop de difficultés pour ceux qui s’engagent dans les associations. L’engagement des jeunes ne se distingue pas vraiment de celui de leurs aînés : ils sont attachés aux projets collectifs et ils sont plus « mobiles » (parfois par contrainte) que zappeurs”.

Un effet de levier sur les autres domaines : les bénévoles marquent l’influence de leur engagement dans leur vie, dans leurs études, dans leur recherche d’emploi, dans leur parcours professionnel et dans leur vie post professionnelle. D’une manière d’autant plus incontestable qu’ils le font sur des sujets concrets, ils expriment à quel point se préoccuper des autres les satisfait et les épanouit.

Quelques marges de progression :
les bénévoles sont parfois en décalage par rapport au projet collectif de leur association, par manque d’intérêt ou par manque d’information. Certains ne savent pas comment valoriser leur expérience bénévole sur le plan professionnel, notamment dans leur CV. Tout comme bien des employeurs sont encore trop peu convaincus des apports du bénévolat, lors d’un recrutement, et de l’intérêt de le valoriser au sein de leur entreprise.

Trois cibles sont privilégiées : les étudiants, les actifs et les personnes à la retraite. Pour chacune, des résultats détaillés livrent des enseignements très précis sur les comportements des bénévoles et la place de leur engagement aujourd’hui.

Près de 80% des répondants retraités ont trouvé un équilibre entre leur engagement, leurs autres activités et leurs proches.
Une très large majorité des bénévoles a trouvé un bon équilibre entre le temps donné pour les autres, sous forme de bénévolat, le temps pour soi et le temps pour ses proches. Autour de la moyenne générale de 78%, on constate une différence, selon l’âge des intéressés, depuis la proportion de 70% chez ceux qui n’ont pas encore atteint 60 ans, jusqu’à 62% chez ceux qui ont dépassé 70 ans.

10% des retraités bénévoles voudraient donner plus de temps,
ce qui n’est pas incompatible avec le choix précédent : cette proportion est plus forte chez les hommes (12%), chez les plus jeunes retraités (16%), chez ceux qui ne donnent que quelques heures par mois (21%), et chez ceux dont la formation initiale est la plus modeste (14%).

La proportion des bénévoles qui trouvent qu’on les sollicite trop, sous prétexte qu’ils ne travaillent plus, est très faible (7%). Elle est un peu plus forte chez les hommes et chez ceux qui donnent plus de 10 heures par semaine.
Parmi ceux qui se disent insatisfaits, 7% estiment qu’ils ne donnent pas assez de temps à leurs proches, un peu plus chez les hommes et chez ceux qui donnent plus de 10 heures par semaine au bénévolat ; il sont 10% à penser qu’ils n’ont plus assez de temps pour eux-mêmes et pour leurs loisirs, un peu plus chez ceux qui ont une formation initiale modeste.

3% seulement des bénévoles retraités indiquent qu’ils envisagent de cesser leur activité bénévole : cette proportion est un peu plus forte chez ceux qui donnent plus de 10 heures par semaine et chez ceux dont la formation initiale est modeste.

Télécharger les résultats détaillés de l’étude La France bénévole 2012” (document pdf — 41 pages)

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