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Témoignage d'une directrice de maison de retraite en Allemagne : se retrouver comme à la maison

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 14/06/2012

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Claudia Stgmann SchafferClaudia Stegmann-Schaffer dirige l’établissement congrégationniste Seniorenpflegeheim St.Maria près de ULM depuis 2000. La résidence accueille 60 personnes âgées fragilisées. Son établissement prone une charité incarnée et s’est spécialisé dans l’accueil de personnes qui souffrent de démences et en fin de vie.

Dans cette maison chrétienne, les soeurs de la communauté toute proche, interviennent toujours. Les murs, les chambres ont été bénies. La chapelle est un havre de paix très prisé.

Pourquoi les personnes entrent dans votre établissement ?

Claudia Stegmann-Schaffer : Parce que la démence est trop avancée avec des levers nocturnes fréquents, une désorientation permanente. Les proches s’épuisent. Ou la famille est éloignée, travaille, a déjà un malade à prendre en soin…
Notre maison est une solution après la famille. On offre un vrai domicile. Pas un hôtel chic que les personnes âgées de la région, habituées à une vie simple ne comprendrait pas. Ainsi la décoration est travaillée comme dans les maisons de la région (rideaux, dentelles, fleurs, mobilier…), nous avons ainsi de grandes tables en salle à manger comme dans ces familles qui accueillaient de grandes fratries.
Nous proposons aux familles de venir avec le mobilier de la personne même abimés. Nous rendons visite à la personne, à sa famille avant l’entrée. Nous regardons son quotidien et nous tentons de maintenir ses habitudes chez nous.

Les tarifs de votre maison
En Allemagne, l’assurance obligatoire paie presque la moitié du tarif selon la dépendance de la personne : Niveau 1 : 1.460,18€, Niveau 2 : 1.604,82€, Niveau 3 : 1.894,76€.
La pension de retraite de la personne accueillie complète. Sinon la famille paie.
Pour ce tarif, la résidence dispose de 54 salariés (35 équivalents temps-plain allemand — 39Heures/​semaine). La cuisine, le linge et l’entretien des parties communes étant sous-traité.

Une journée dans la maison
Dans cette région rurale, on se lève tôt et on se met au lit tôt !” explique la directrice.
Les équipes du matin sont plus nombreuses, composée d’infirmières spécialisées en gériatrie, aides-soignantes, le personnel de ménage, du concierge, des équipes de l’administration.
Les petits-déjeuner sont servis à la demande. Les toilettes et soin s’étalent de 6H30 à 10H30 environ.
A 9H30 les animatrices proposent des activités telles que la gymnastique, le travail biographique” : on parle, on bavarde, on écoute, on pose peu de questions pouvant causer du stress.
On bouge, on marche pour aller déjeuner, et changer un peu d’horizon.
Ensuite une petite sieste, un temps de repos.

L’après midi : activités, promenades dans le jardin, rencontre avec les visiteurs, offices religieux,
Le temps du café ou de la boisson chaude est aussi un rituel avec un petit gâteau.
Le repas du soir est servi tôt, autour de 17H30/18H.
Ensuite les soins et les couchers s’échelonnent.
En soirée, on peut se retrouver en groupe selon ses désirs, on peut aussi prier ensemble. C’est le soir en effet que l’angoisse se ressent. La nuit la résidence dispose de Deux veilleuses de nuit pour 60 personnes.
Dans le service Alzheimer, les personnes malades qui se lèvent la nuit sont invitées à venir boire quelque chose de chaud voire un petit coup de rouge ! (Voir l’autre expérience du
Bar de Nuitdans la résidence Vita Tertia en Allemagne)

Voir quelques images de la résidence et l’interview en image de la directrice Claudia Stegmann-Schaffer.


Pour les germanophones : le site de la résidence www​.pflegeheim​-st​-maria​.de

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