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Personnes âgées : la perte d'autonomie va créer un tiers d'emplois en plus d'ici 2020

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 22/07/2012

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Une étude de l’Insee

Le nombre d’emplois liés à la perte d’autonomie des personnes âgées devrait progresser de 31% en Ile-de-France de 2008 à 2020, ce qui devrait déboucher surtout sur une forte augmentation des emplois d’aide à domicile, rapporte lundi une étude de l’Insee.
Selon l’étude réalisée en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS), entre 2008 et 2020, 44.100 Franciliens supplémentaires de 60 ans ou plus pourraient être confrontés à une perte d’autonomie, dont 37.500 vivraient à domicile et 6.600 en institution.
Ainsi, d’ici 2020, le vieillissement de la population en Ile-de-France pourrait nécessiter la création de 23.100 emplois liés à la dépendance, si le taux de recours aux aidants professionnels restait stable dans le temps”, soit une hausse de 31% de ces emplois.
Les personnels d’aide à la vie courante représenteraient 57% de ces emplois : pour l’essentiel des aides ménagères ou aides à domicile (toilette, course, ménage…), précise le document. Plus du tiers des nouveaux emplois seraient des emplois de personnels soignants. Les autres emplois seraient occupés par des personnels administratifs, d’encadrement ou des services généraux.
Le nombre d’emplois liés à la dépendance créés augmenterait de 50% à domicile contre 10% seulement en institution, précise l’étude.
Plus de la moitié de ces emplois seraient créés en grande couronne, pronostique encore l’Insee.

Pour l’AD-PA, cette étude confirme bien l’analyse développée depuis longtemps par l’associoation et selon laquelle l’aide aux personnes âgées est un véritable vecteur de sortie de crise par la création de centaines de milliers d’emplois. A court terme, l’Etat doit donc mettre fin au véritable plan social sournois et rampant que vit le secteur actuellement, car c’est près de 14 000 emplois qui ont été supprimés en 2011 par simple décision de l’Etat. Au-delà, il doit mettre en œuvre les réformes nécessaires conciliant éthique par l’aide à nos aînés et économique par le développement d’un secteur d’avenir.” indique l’AD-PA dans un communiqué de ce 16 juillet.

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