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La prière peut ralentir les risques de perte de mémoire liés à la maladie d'Alzheimer

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 28/07/2012

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Une étude américano israélienne menée sur des patients musulmans

L’usage régulier de la prière peut réduire de 50 % le risque de développer la maladie d’Alzheimer – et d’autres problèmes lies à la mémoire –, selon une étude américano israélienne financée par le National Institute of Health des Etats Unis.

L’étude, lancée en 2003 auprès d’un échantillon de 892 Arabes israéliens âgés de plus de 65 ans, a été présentée récemment lors d’un colloque sur la maladie d’Alzheimer en Israël.Le Pr Rivka Inzelberg, de la faculté de médecine de Tel-Aviv, qui a supervisé l’enquête, a précisé au quotidien israélien Haaretz « que, dans l’échantillon choisi, 60 % des femmes priaient cinq fois par jour, comme le veut la coutume musulmane, tandis que 40 % ne priaient que de façon irrégulière ». « Nous avons constaté, dix ans après le début de l’étude, que les femmes pratiquantes du premier groupe (celles qui priaient cinq fois par jour) avaient 50 % de chances de moins de développer des problèmes de mémoire ou la maladie d’Alzheimer que les femmes du deuxième groupe », a ajouté la spécialiste. 

La prière, selon l’étude, a également une influence deux fois plus importante que l’éducation pour protéger les femmes contre cette dégénérescence cérébrale. « La prière nécessite un investissement de la pensée, cette activité intellectuelle pourrait ralentir t le développement de la maladie d’Alzheimer », a ajouté le Pr Rivka Inzelberg. « La prière est quelque chose qui est entré dans la mémoire à long terme », dit-elle. « C’est un rituel très rassurant pour les patients. 

Les tests n’ont pas été effectués parmi les hommes de ce groupe dans la mesure où le pourcentage de ceux qui ne priaient pas n’était que de 10 %, soit un taux insuffisant pour aboutir à des conclusions statistiques fiables. L’enquête a également permis de confirmer que la probabilité de souffrir de la maladie d’Alzheimer est deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes. 

« A l’évidence, les personnes disposant de niveaux élevés de bien-être spirituel ont une progression beaucoup plus lente de la maladie d’Alzheimer, » a indiqué Yakir Kafman, chef du département neuropsychiatrique à l’hôpital de Herzog à Jérusalem.

En 2005, des recherches effectuées en Israël avaient permis de constater que les activités spirituelles ont tendance à ralentir le processus de perte d’autonomie provoqué par la maladie d’Alzheimer.Parmi les autres facteurs de risque liés à une démence de type Alzheimer, les chercheurs signalent l’hypertension, le diabète, l’excès de graisses dans le sang et plus globalement les antécédents de maladies cardio-vasculaires.

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