Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Alzheimer : des essais ciblent de manière efficace la protéine Tau chez la souris

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 28/07/2012

0 commentaires

Des recherches sont également menées contre l’inflammation du cerveau

A côté des tentatives thérapeutiques menées contre les bêta-amyloïdes, d’autres recherches ciblent la protéine Tau. Une nouvelle molécule, appelée EpoD, vient de montrer son efficacité chez l’animal. Les essais cliniques chez l’Homme commencent tout juste.
La protéine Tau intéresse de plus en plus les chercheurs. 

Cette protéine participe à la stabilisation des microtubules, ces structures indispensables du cytosquelette impliquées notamment dans le transport des nutriments à l’intérieur de la cellule. Dans le cas de la maladie d’Alzheimer, et de façon plus générale pour toutes les tauopathies, elle perd sa fonctionnalité et s’accumule dans les neurones tandis que les microtubules rompent. Tau pourrait même se propager de proche en proche et, ainsi, toucher les neurones voisins et se répandre dans le cerveau. 

Lors de l’Alzheimer’s Association International Conference (AAIC), organisée à Vancouver (Canada) du 14 au 19 juillet dernier, des scientifiques américains de l’University of Pennsylvania ont annoncé avoir développé une molécule, l’épithilone D (EpoD), testée avec succès chez un modèle animal atteint d’une forme équivalente de la maladie d’Alzheimer.

Le traitement a montré son efficacité aussi bien en prévention que dans l’arrêt de la progression de la pathologie. EpoD, en ciblant Tau, a amélioré la fonction neuronale et les capacités cognitives des cobayes. La molécule a également démêlé le réseau de protéines agrégées dans les cellules cérébrales. 

Le produit entre désormais dans la première phase de l’essai clinique, durant laquelle il est testé grandeur nature chez quelques patients humains. Combiné à d’autres thérapies visant à éliminer les amas de bêta-amyloïdes, il pourrait contribuer à faire reculer la neurodégénérescence. 

Autre essai significatif sur…. la souris

Dans le Journal des neurosciences daté du 24 juillet, des chercheurs américains ont présenté les résultats d’un essai chez la souris avec une nouvelle molécule ayant un effet anti-inflammatoire sur le cerveau. La molécule MW-151 est un inhibiteur spécifique des médiateurs chimiques de l’inflammation dans le tissu cérébral. Ce produit peut être pris par voie orale et pénètre dans le cerveau. Les chercheurs de l’université du Kentucky ont voulu savoir sur un modèle de souris si cette molécule administrée à un stade précoce de la maladie pouvait empêcher son évolution. 

Certaines souris peuvent être génétiquement prédisposées à présenter des lésions similaires à Alzheimer. Elles ont alors des difficultés à retrouver leur chemin par exemple. Et des signes cérébraux caractéristiques de la maladie sont ensuite visibles à l’autopsie. Testant ce produit sur une série de souris prédisposées, les résultats sont encourageants. « Une intervention précoce sur un modèle de souris réduit l’inflammation cérébrale, ce qui se traduit par une amélioration des signes neurologiques », affirme le professeur Linda Van Eldik (Centre du vieillissement Sander-Brown, université de Kentucky), qui cosigne ce travail. 

Par ailleurs, la molécule présente un effet favorable, qu’elle ait été utilisée avant tout signe de maladie ou après, mais elle serait plus efficace administrée avant le début des troubles.

Partager cet article

Sur le même sujet