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APA : le nombre de bénéficiaires va augmenter de 60 % d'ici à 2040

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 04/08/2012

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Inquiétude des départements qui financent l’APA

Selon le journal Les Echos, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, a calculé que plus de 2,8 % de la population française serait en âge de recevoir l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) en 2040. Un chiffre qui inquièteles départements, principaux financeurs de la mesure.


Selon les calculs de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) rendus publics par le journal Les Echos du 3 aout 2012, la part des plus de 80 ans va être multipliée par 2,6 d’ici 2040. Les nonagénaires représenteraient 8,5 millions d’individus, soit plus de 12 % du total (73 millions — estimation Insee) contre 5 % aujourd’hui. 
Conséquence directe de cette poussée du grand âge : le recours à l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) atteindrait un niveau sans doute insoutenable pour les finances publiques. Cette aide créée en 2002 permet de financer des prestations à domicile ou de participer aux frais liés à l’accueil en établissement spécialisé. A la fin décembre 2011, la CNSA évalue à un peu moins de 1,2 million le nombre de bénéficiaires — dont 721.400 sont à domicile et 478.000 sont en établissements. Ce chiffre passerait à 2 millions en 2040, représentant au total plus de 2,8 % de la population française. En trente ans, le nombre de bénéficiaires de l’APA devrait enregistrer un bond de 60 %.

Ces projections recoupent celles de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), (septembre 2011), qui prévoient que le nombre de bénéficiaires de l’APA atteindrait 2,3 millions en 2060, soit un doublement en cinquante ans. 
De 2020 à 2030, l’évolution serait faible.
Entre 2030 et 2045, l’arrivée à l’âge de 80 ans des générations issues du baby-boom doperait le nombre d’allocataires 
Entre 2045 et 2060, le ralentissement serait du au décès progressif des allocataires « Cela correspond […] à un rythme moyen d’évolution […] de + 1,4 % par an sur la période 2010 – 2060 », conclut l’organisme ministériel. Il serait donc erroné de parler d’explosion de l’APA.
Ces projections inquiètent à coup sur les conseils généraux. Les départements savent que le succès de l’APA pèse lourdement sur [leurs] finances ». « La part des départements dans le financement de l’APA n’a cessé de croître, passant de 56 % en 2002 à 70 % en 2010 », déplorent-ils. Pendant ce temps-là, celle de l’Etat, à travers la CNSA, ne cessait, selon eux, de diminuer.

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