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Les grandes canicules des étés 1976, 1983, 2003 et 2006

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 19/08/2012

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2003 reste l’année de la prise de conscience

La France a connu, depuis les années 50, ses plus grosses canicules lors des étés 1976, 1983, 2003 et 2006, celle de 2003 ayant été l’épisode le plus dramatique avec près de 15.000 décès dus à la chaleur. 
Selon le site de Météo-France, le mot +canicule+ désigne un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée”. 

Voici un rappel des dernières grandes canicules :

1976
De fin juin à la mi-juillet, tous les records de chaleur sont battus. Il faut remonter jusqu’en 1921 pour trouver de semblables conditions climatiques.
En termes d’impact sanitaire, une vingtaine de départements ont vu leur mortalité s’élever de près de 10%, selon Météo-France.
Depuis l’hiver, la France a souffert d’un déficit pluviométrique dont les conséquences sur l’agriculture sont désastreuses. 
L’indemnisation des victimes de la sécheresse, qui s’élève à 6 milliards de francs, est financée en partie par une majoration exceptionnelle de l’impôt sur le revenu.

1983
Une vague de chaleur intense dure du 9 au 31 juillet. Des pics ont été enregistrés le 11 juillet à Nantes et Cognac (36°) et à Carcassonne (35°). A Paris, le record de chaleur a été frôlé” : 33° contre 35,2° en 1921.
La surmortalité sur l’ensemble de la France s’est élevée à 4.700 cas pour juin et juillet dont 300 décès dans la seule région de Marseille, imputables directement ou indirectement à la chaleur ‑entre 38 et 41 degrés fin juillet- (Météo-France/Inserm).

2003
La canicule fait 15.000 morts entre le 4 et le 18 août, particulièrement dans la région Centre et en Ile-de-France (Météo-France/Inserm).
L’été 2003 est le plus chaud jamais observé depuis le début de la mise en place d’un réseau d’observation en France. Des records sont enregistrés à Toulouse, Bordeaux, Limoges et Montauban, dépassant les 40 degrés le 4 août. 
Le drame met en évidence les dysfonctionnements des services de santé en août et l’isolement des personnes âgées, principales victimes de la canicule.
Le 6 novembre, le gouvernement présente le plan Vieillissement et solidarité (instauration d’un jour de travail supplémentaire pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées), jugé insuffisant par les professionnels.

2006
La vague de chaleur, qui dure du 10 au 28 juillet, se situe au deuxième rang des plus sévères observées en France depuis 1950, après celle de 2003 (Météo-France).
La basse vallée du Rhône est la plus affectée. La mer atteint 30 degrés à Marseille.
La chaleur aurait entraîné une surmortalité de plus de 2.000 décès en France en juillet (Météo-France/Inserm)

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