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L'essence de lavande peut aider à réduire le risque de chute en institution.

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 27/08/2012

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Une étude japonaise

Les personnes institutionnalisées sont particulièrement sujettes aux chutes. La stimulation olfactive peut réduire l’ampleur du problème.

La peur de tomber à nouveau compromet la capacité à effectuer les activités de la vie quotidienne et la participation aux activités sociales proposées. Nombreux sont les facteurs favorisant les chutes déjà identifiés. Les troubles cognitifs font partie de ces facteurs de risque. 

La mise en place de mesures préventives se heurte à de multiples obstacles tels que la nécessité de poursuivre certains traitements connus pour favoriser les chutes, un personnel compétent insuffisant, les contraintes de temps, le manque de coordination ou de persévérance dans la mise en place de programmes adaptés. Partant de l’observation récente par des médecins japonais des effets bénéfiques d’une stimulation olfactive par l’essence de lavande sur l’équilibre et la marche chez des personnes âgées, le même groupe d’investigateurs a voulu évaluer les effets à long terme de la stimulation olfactive par le parfum de la lavande sur l’incidence des chutes chez des sujets en institution. 

L’étude a été réalisée sur 145 résidents de 3 institutions différentes qui étaient capables de se déplacer seuls. Ils ont été répartis en un groupe placebo (72 sujets) et un groupe « traitement actif » (73 sujets). Un patch de 1cm sur 2, imprégné d’essence de lavande et commercialisé à l’origine pour faciliter la relaxation des personnes stressées, était fixé près du cou sur les vêtements des résidents. Le patch placebo était identique mais n’avait pas été imprégné de lavande. Les patchs ont été renouvelés chaque jour pendant 360 jours. 

Au total, 36 chuteurs ont été identifiés dans le groupe placebo mais seulement 26 dans le groupe lavande. Comparé au groupe placebo et après ajustement sur les divers facteurs de confusion, l’incidence des chutes était ainsi diminuée de moitié dans le groupe essence de lavande. De plus, le comportement des résidents qui avaient bénéficié des patchs à l’essence de lavande était amélioré, avec une diminution significative de l’agitation évaluée selon l’échelle de Cohen-Mansfield.

La stimulation olfactive par la lavande pourrait ainsi contribuer à diminuer les chutes tout en améliorant le comportement et en diminuant l’agitation des résidents. Ces résultats encourageants mériteraient toutefois d’être confirmés sur une cohorte plus importante.

Juillet 2012
Auteur : L. Teillet — Hôpital Sainte-Périne, Paris
Références : Sakamoto Y et al. J Am Geriatr Soc. 2012;60:1005 – 1011

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