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« Horizon 2030 vision pour les soins infirmiers ambulatoires » - Le livre blanc de la FNI

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 10/09/2012

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Logo fniDans son livre blanc la Fédération nationale des infirmiers (FNI), premier syndicat chez les infirmiers libéraux, estime urgent de redéfinir le rôle de la profession au cœur du système de santé. Un rôle prépondérant pour adapter le contenu des prestations à la réalité sur le terrain et aux évolutions de la société. Ce livre blanc comprend des propositions très concrètes : inscrire la notion d’infirmière référente dans la loi, autoriser les infirmières à réaliser la deuxième injection du vaccin de la rougeole, développer la consultation infirmière, faciliter le recours à l’infirmière dans le cadre de la permanence de soins.

Pratique inédite dans cette profession, le livre blanc de la FNI répond à une question cruciale estime l’organisation syndicale : en quoi les infirmières libérales constituent une part essentielle de la solution aux défis de santé ?
« Horizon 2030 : vision pour les soins infirmiers ambulatoires » a l’ambition de mettre en lumière la valeur ajoutée qualitative et financière que pourraient apporter les compétences infirmières si ces compétences étaient mieux exploitées et approfondies. Valorisées en somme.

La FNI présente, sur la base de données chiffrées, documentées, des solutions, des pistes directement applicables sur les sujets de santé publique impliquant la profession infirmière mais aussi sur l’évolution du rôle de ces professionnels, sur les coopérations interprofessionnelles, la formation initiale et continue, l’amélioration de la qualité des soins.

Les infirmièr (e)s constituent un corps sanitaire au contact direct des familles et des communautés particulièrement visible. Ces professionnels sont un levier de choix faire évoluer dans le bon sens le systèmes de santé. Ils restent pourtant trop souvent négligés par des pouvoirs publics. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire que 20% des passages aux urgences soient liés à une iatrogénie médicamenteuse. D’autant qu’une meilleure observance des traitements et une gestion plus rigoureuse des médicaments permettraient d’économiser jusqu’à 11 milliards € » signale la FNI.

« Nous ne pouvons plus ignorer que 2 millions de journées d’hôpital sont immédiatement évitables chaque année dans notre pays par un investissement dans le suivi, en ambulatoire, des patients chroniques. Pour une seule pathologie comme l’insuffisance cardiaque, 80% des hospitalisations devraient pouvoir être évitées.“

La FNI préconise notamment :
- que chaque Français, en 2030, puisse choisir et disposer d’un soignant principal qui puisse être un médecin traitant, une infirmière de famille ou un pharmacien référent. La notion d’infirmière de famille telle que décrite par l’OMS doit trouver une traduction, en France, qui passe par l’inscription, dans la loi, du concept d’infirmière référente.
- que la consultation infirmière soit systématique avec tout nouveau patient,
- que soit étudiée l’implication des infirmières libérales dans l’organisation de la permanence des soins ambulatoires,
- que les pratiques de l’infirmière libérale qui s’apparentent aux pratiques d’une infirmière clinicienne soient reconnues comme relevant d’un niveau master…

Des études de plus en plus couteuses. La Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers FNESI a publié le 5 septembre également, l’actualisation de son étude annuelle sur le coût de la rentrée pour un Etudiant en soins infirmiers (ESI). Pour cette rentrée 2012, un étudiant devra débourser 3 226,86 €, soit 1,55% de plus que l’an dernier. En savoir plus

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