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Protection sociale : dépenser mieux dit Bertrand Fragonard

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 10/09/2012

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Problème : la mauvaise perception du système par les Français

Bertrand Fragonard, magistrat à la Cour des comptes, est un expert français de la protection sociale. Dans un livre Vive la protection sociale” (Editions Odile Jacob) il dresse un véritable plaidoyer en faveur de cette bonne vieille Sécu, généreuse et universelle. Dans un entretien au magazine en ligne « Viva », il explique pourquoi il a écrit ce livre.

Bertrand Fragonard se dit « convaincu que la protection sociale est un bon système » qui « réussit de manière subtile à concilier deux objectifs : celui de couvrir l’ensemble de la population, – ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays comme aux Etats-Unis et cela malgré la réforme Obama –, tout en faisant un effort particulier pour les familles les plus modestes ».

Il tempère ce jugement par le fait qu’il existe une « mauvaise perception de notre système de protection sociale… les Français ont l’impression qu’elle est de plus en plus inégalitaire et qu’ils sont de moins en moins remboursés ». Ce qui n’est pas tout à fait faux dans la mesure ou les efforts de remboursement « se concentrent de plus en plus sur les cas lourds et les plus coûteux, c’est à dire les frais inhérents à l’hospitalisation et aux maladies chroniques classées en affections de longue durée (Ald) et prises en charge à 100 % ».

L’un des maux de la protection sociale est que les « Français vivent dans le fantasme que certains profitent du système : les plus pauvres parce qu’ils sont paresseux, les plus riches qui ne payent pas assez, les médecins qui abusent, les frais de gestion de notre organisation qui sont trop élevés… Voilà pourquoi il (lui) a semblé important dans ce livre, de remettre les choses en perspective ».

Bertrand Fragonard explique que la « protection sociale en France représente 30 % de la richesse du pays ».
« Nous avons des efforts à faire, non pas pour dépenser plus, mais pour faire mieux afin de réunir les moyens de prendre en charge certains risques qui sont aujourd’hui peu ou pas assez bien couverts comme la dépendance ».

Pour mémoire, Bertrand Fragonard était un des rapporteurs des groupes de travail sur la réforme de la dépendance pilotés en 2011 par Mme Bachelot-Narquin. 

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