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Maladie d'Alzheimer : Initiatives moteurs d'accompagnements non médicamenteux

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 24/09/2012

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Le groupe de maisons de retraite Médica France a profité de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, vendredi 21 septembre, pour lancer son cycle de 4 conférences sur les approches non-médicamenteuses. Après Paris, c’est à Nantes, Lyon et Marseille que se dérouleront en novembre prochain les débats destinés aux établissements gérés par Médica. L’occasion pour chacun de partager études de cas et expertises.

Pour Médica et c’est ainsi que les débats se sont ouverts, l’accompagnement non médicamenteux est bien différent de la thérapie. Il n’y a pas de traitement, pas de protocole mais la mise en place de bonnes pratiques, explique Didier Armaingaud, Directeur médical et qualité. Il nécessite de savoir observer, écouter, prendre soin en se basant sur des valeurs de respect et de bienveillance.

Deux expériences ont alors été présentées : Snoezelen et le Manger-main.

La méthode Snoezelen a été développée dans les années 70 par deux jeunes hollandais. Elle consiste à proposer aux résidents au sein même des unités de vie une stimulation sensorielle dans un espace dédié. Cette démarche d’accompagnement est basée sur l’écoute et l’accompagnement. Elle vise à prendre soin, apaiser les angoisses, établir une relation différente avec le résident (par l’observation de ses réactions verbales ou non verbales). Des parcours sont adaptés à chaque résident. L’objectif étant de faire avec les capacités restantes pour favoriser la renarcissisation.

Le manger-main s’adresse quant à lui à des résidents en perte d’autonomie alimentaire, avec pathologies dégénératives ou troubles cognitifs. Lorsqu’ils conservent leurs capacités de préhension et de mastication, mais qu’ils jouent avec la nourriture ou n’utilisent plus leurs couverts, le manger-main peut être une alternative pour éviter la mise en échec et conserver la convivialité du repas.

Chez DomusVi, cette question de l’alimentation a été traitée différemment. Elle part de l’observation des résidents. En fonction de leurs besoins, les soignants peuvent leur proposer des repas à textures modifiées (hachées, moulinées, mixées), en verrines ou avec des couverts à l’ergonomie adaptée, voire en tout-sucrés”.

Il existe bien sûr d’autres méthodes. Elles sont complémentaires et toutes révèlent la nécessité de regarder et prendre en considération l’individu pour éviter de le transformer en objet. La méthode Montessori, connue pour les enfants, s’adapte aujourd’hui à la personne âgée. Et c’est sans compter sur le développement de l’Humanitude, philosophie qui vise à maintenir en humanité, debout jusqu’au bout” de la vie.
A noter que le site Internet de la Fondation Médéric recense l’ensemble des dispositifs existants.

Si les conférences débats de Médica France ont bien sûr le mérite d’exister, on peut toutefois s’étonner que les approches non-médicamenteuses n’en soient qu’à leurs prémices dans les établissements. Initiatives laissées à la décision des directeurs.

De leur côté, les pouvoirs publics commencent à les connaître sans avoir encore lancé d’études scientifiques suffisamment probantes sur leurs impacts et demain sur leurs financements . 

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