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Journée mondiale de prévention de l'AVC : reconnaître les signes et composer le 15

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 29/10/2012

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camapgne avc vite le 15

Visage paralysé,
Inertie d’un membre,
Trouble de la parole,
En urgence appelle le 15 !

VITE, la nouvelle campagne sur l’AVC, initiée par l’association d’aide aux patients France AVC et la Société Française Neuro Vasculaire (SFNV), démarre aujourd’hui, à l’occasion de la 10ème Journée Mondiale contre l’Accident Vasculaire Cérébral.

Toutes les 4 minutes, une personne fait un AVC en France, soit 130 000 nouvelles personnes chaque année. 33 000 en décèdent. C’est dire si le sujet est important.

Le temps pour agir est très court. 2 millions de neurones sont détruits chaque minute”, explique le Dr France Woimant. En 1 heure, c’est 120 millions de neurones qui s’envolent. Et au-delà de 4h30, il n’y a plus d’espoir. La capacité de réaction de l’entourage est donc essentielle pour la survie du patient”.

Pourtant aujourd’hui, seule 1 personne sur 10 connaît précisément les symptômes de l’AVC. L’étude réalisée par l’IFOP pour Bayer HealthCare révèle en effet que sur les 60 % de personnes interrogées pensant connaître les symptômes de l’AVC, seuls 11% cite des symptômes corrects. Et 40% des personnes interrogées reconnaissent n’avoir aucune idée des signes.

Vidéo : Françoise Benon, Secrétaire Nationale de la Fédération France-AVC
Connaître et reconnaître les 3 signes principaux de l’AVC


L’AVC est pourtant la première cause de mortalité chez la femme, avant le cancer ; la 1ère cause de handicap acquis de l’adulte, et la 2ème cause de démence après la maladie d’Alzheimer.
Si l’AVC concerne toujours davantage les plus de 65 ans (les trois-quarts), on observe toutefois une augmentation chez des sujets plus jeunes.

Les séquelles peuvent être multiples : motrices, intellectuelles, entraînant des risques de désinsertion sociale, des symptômes de dépression nécessitant une prise en charge, la mobilisation de nombreux professionnels et aidants familiaux…

L’AVC est toujours un accident qui survient brutalement. Il s’agit en réalité de la souffrance d’une région du cerveau”
,
explique le Pr Mathieu Zuber, chef du service de neurologie et de neurovasculaire au sein du Groupe Hospitalier Saint Joseph à Paris et ancien Président de la Société Française neurovasculaire.
Il existe deux types d’AVC qui ne se soignent pas du tout de la même manière, d’où la nécessité de réagir très vite pour pouvoir réaliser les examens nécessaires.

Dans 80% des cas, on parle d’AVC ischémique. Une artère du cerveau se bouche entraînant une privation d’oxygène. Dans 20 % des cas, il s’agit d’une hémorragie cérébrale, c’est à dire du saignement d’un vaisseau.

Un seul symptôme est suffisant pour donner l’alerte”, ajoute le Pr Mathieu Zuber, et l’arrêt provisoire des symptômes nécessite une consultation immédiate. Le patient étant très à risque dans les 48h qui suivent.

Sensibiliser le grand public représente donc un enjeu de taille. D’où le lancement de la campagne AVC Vite le 15, qui met en scène les différents signes avant-coureurs.

Film AVC Vite le 15 — version longue

En savoir plus sur le clip de la campagne et les outils à disposition 

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