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Le vieil homme grincheux, un poème qui fait le buzz

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 05/11/2012

1 commentaires

C’est l’histoire d’un vieil homme australien, un vieil homme grincheux, décédé seul et sans le sou, dans la salle d’hôpital gériatrique d’un foyer de soins infirmiers…

Après sa mort, lorsque les infirmières enlevèrent ses affaires, elles trouvèrent un poème. Impressionnées par sa qualité, elles décidèrent de le distribuer au sein de l’hôpital. Rapidement, il fait le tour des services car il touche et émeut les différents lecteurs… Jusqu’à être publié dans les éditions de Noël de plusieurs magazines.

Aujourd’hui, il fait le buzz sur la toile… 


« Le vieil homme grincheux »


« Que voyez-vous, infirmières ?… Que voyez-vous ?
À quoi pensez-vous… quand vous me regardez ?
À un vieil homme grincheux… pas très sage.
Habituellement incertain… avec les yeux lointains ?
Qui évite sa nourriture… et qui ne répond pas.
Quand vous dites à haute voix… « Je veux que vous essayez ! » Qui ne semble ne pas remarquer… les choses que vous faîtes.
Et qui perd toujours… une chaussette ou un soulier ?
Qui, résistant ou non… vous permet de faire ce que vous voulez, Me lavant et me nourrissant… longue journée à remplir ?
Est-ce à quoi vous pensez ?… Est-ce ce que vous voyez ?
Alors ouvrez donc vos yeux, infirmières… vous ne me regardez pas.
Je vais vous dire qui je suis… pendant que je suis bien assis ici.
Pendant que je fais ce que vous voulez… que j’ai mangé à votre volonté.
Je suis un jeune enfant de dix ans… avec un père et une mère, Des frères et sœurs… qui s’aiment les uns les autres.
Un jeune garçon de seize ans… avec des ailes au lieu des pieds, Rêvant que bientôt… une amoureuse je rencontrerai.
Un mari maintenant à vingt ans… mon cœur fait un bond.
Me rappelant les vœux… que j’ai promis d’honorer.
À vingt-cinq ans, maintenant… j’ai un fils à moi, Qui a besoin de ma guidance… et d’un foyer heureux et sécurisant.
Un homme de trente ans… mon fils maintenant grandi vite, Liés l’un à l’autre… avec des liens faits pour durer.
À quarante ans, mon jeune fils… a grandi et est parti, Mais ma femme est à côté de moi… pour s’assurer que je ne pleure pas.
À cinquante ans, une fois de plus… les bébés s’agrippent à mes genoux, Encore une fois, nous connaissons l’enfance… ma bien-aimée et moi.
Les jours sombres sont sur moi… ma femme est maintenant morte.
Je regarde l’avenir…je frémis d’effroi.
Pendant que mes enfants élèvent… des jeunes qui leur sont propres, Je pense aux années… et à l’amour que j’ai connu.
Je suis maintenant un vieil homme… et la nature est cruelle, Faite pour rendre la vieillesse… avoir l’air stupide.
Le corps s’émiette… la grâce et la vigueur, parties.
Il y a maintenant une pierre… où autrefois j’avais un cœur.
Mais à l’intérieur de cette vieille carcasse… un jeune homme habite toujours, Et de temps à autre… mon cœur battu se gonfle.
Je me souviens de la joie…je me souviens de la douleur, Et j’aime et je vis… la vie encore une fois.
Je pense aux années, trop peu nombreuses… passées trop vite. Et j’accepte le fait austère… que rien ne peut durer.
Alors ouvrez vos yeux, les gens… ouvrez et voyez, Pas un vieil homme grincheux, regardez de plus près, voyez…Moi ! »

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Sendrick Kapulo

Très touchant comme poème !
Et je la ferme conviction que ce jeune homme a bien trouver sa place là où il est en ce moment.
Et il a trouvé une enveloppe neuve, digne d'un jeune homme de dix ans.
Longue vie à ce poème immortel.🥳🎉🎊💪💥🏅🎖️

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