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La France championne du monde des dépenses sociale dit l'OCDE

Auteur Rédaction

Temps de lecture 3 min

Date de publication 19/11/2012

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Les dépenses de santé aussi continuent à progresser en France

Les dépenses sociales au sein des 34 pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) ont grimpé d’une moyenne de 19% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2007 à 22% depuis le début de la crise économique, la France arrivant en tête avec 32,1%.
La hausse des dépenses sociales (santé, retraites, minima sociaux, indemnités chômage, allocations diverses) s’explique par le fait que certains pays ont connu un accroissement des indemnités de chômage ou des aides familiales, ou bien que leur PIB a baissé alors que les dépenses sociales sont restées stables. Seuls deux pays, la Grèce (-14%) et la Hongrie (-13%) ont vu leurs dépenses réellement baisser.
En France, les dépenses sociales sont globalement les plus élevées du monde en proportion de la richesse produite. 
Concernant les aides aux familles, la France qui dépensait le plus avant la crise (3,7% du PIB) arrive en troisième position avec 4% derrière l’Irlande et le Royaume Uni (4,2%).
Pour les retraites, elle arrive en deuxième position (13,7% du PIB) derrière l’Italie (15,4%) et devant l’Autriche (13,5%), tandis que le Mexique n’y consacre que 1,7%.
Mais d’après les projections de l’OCDE, ce pourcentage ne devrait pas évoluer d’ici à 2025 en France alors que le nombre de personnes âgées devrait s’accroître de 42%.
Pour l’ensemble de l’OCDE, les dépenses de retraite devraient augmenter de 14% pour une évolution similaire du nombre de personnes âgées (+43%).
Mais pour certains pays la part de leur PIB consacrée aux retraites va baisser : ‑11% en Estonie, ‑6% en Italie et en Pologne, ‑5% au Royaume Uni.


Concernant la santé, le poids des dépenses a régressé en 2010 dans une majorité des pays européens après la mise en œuvre de politiques de rigueur, selon le Panorama de la santé : Europe 2012″, nouveau rapport conjoint de l’OCDE et de la Commission européenne. Cette deuxième édition du Panorama, publiée le 16 novembre 2012, présente un ensemble d’indicateurs clés de l’état de santé, les déterminants de la santé, les ressources en soins de santé et des activités, la qualité des soins, les dépenses de santé et le financement dans 35 pays européens, y compris les 27 Etats membres de l’Union européenne, 5 pays candidats et 3 pays de l’AELE.
Cette chute des dépenses de santé par habitant et en pourcentage du PIB casse la hausse observée avant la crise économique, lorsque les dépenses de santé par habitant augmentaient deux à trois fois plus vite que les revenus dans de nombreux pays. 
Le taux de progression annuel moyen de 4,6 % observé entre 2000 et 2009,est passé à ‑0,6 % en 2010. En Irlande, les dépenses de santé ont reculé de 7,9 % en 2010, alors qu’elles ont progressé entre 2000 et 2009 était de 6,5 %.
Même constat en Grèce, avec une baisse de 6,7 % en 2010, après une progression annuelle de 5,7 % entre 2000 et 2009. Elles ont en revanche encore augmenté en France (0,8 %) ou en Allemagne (2,7 %).
La réduction ou le ralentissement des dépenses dans la quasi-totalité des pays de l’UE a été si radicale que le rapport met en garde quant aux conséquences pour la santé des populations. Les programmes de santé publique et de prévention sont les premières victimes des restrictions budgétaires. C’est aux Pays-Bas que les dépenses de santé en pourcentage du PIB étaient les plus élevées (12 %) en 2010, suivis par l’Allemagne et la France (11,6 %).
La part du PIB allouée à la santé était en moyenne de 9,0 % dans les États membres de l’UE, contre 9,2 % en 2009. Malgré des craintes de pénurie, le nombre de médecins par habitant a augmenté dans quasiment tous les États de l’UE au cours des dix dernières années. 
Mais le rapport entre généralistes et spécialistes sest inversé en une décennie, à l’avantage des seconds, compliquant un peu plus l’accès aux soins primaires pour certaines catégories de la population. 

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