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Maltraitance : une personne âgée spoliée par ses aides ménagères

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 26/11/2012

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Deux ans avec sursis requis par le procureur

Jusqu’à deux ans de prison avec sursis ont été requis lundi 19 novembre par le procureur du tribunal correctionnel de Marseille à l’encontre de six femmes, dont cinq aide-ménagères, accusées d’avoir soutiré quelque 400.000 euros à une octogénaire malade d’Aix-en-Provence.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 17 décembre.
Le procureur a requis deux ans de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de trois ans contre la principale prévenue, Eliane Sergio, une aide-ménagère de 54 ans qui comparaissait pour abus de faiblesse et escroqueries”.
Aux côtés de la quinquagénaire, qui a également écopé d’une obligation de rembourser la partie civile, comparaissaient sa soeur de 61 ans et ses deux filles de 25 et 31 ans, poursuivies quant à elles uniquement pour recel d’abus de faiblesse et recel d’escroqueries”.
Le ministère public a requis de trois mois de prison avec sursis et 4.500 euros d’amende pour chacune des filles, à un an de prison avec sursis et obligation de rembourser pour une autre des aide-ménagères poursuivies dans ce dossier.
L’affaire avait débuté en juin 2006 par un signalement de la cellule de renseignement financier française, Tracfin, relatif à des mouvements de fonds suspects réalisés au cours des deux dernières années entre les comptes bancaires d’une riche Aixoise de 86 ans, et son aide à domicile, Mme Sergio.
Ainsi, entre janvier 2005 et avril 2006, plus de 186.000 euros, avaient été prélevés sous forme de chèques et déposés sur les comptes de la prévenue, en plus du paiement d’un salaire mensuel inhabituel d’environ 5.350 euros.
Des versements conséquents avaient également été repérés, dont un de 9.000 euros effectué par l’aide-ménagère indélicate sur le livret de l’une de ses filles.
Quelque 44.000 euros avaient également été retirés en espèces du compte de la vieille dame, dont les dépenses par carte bancaire semblaient particulièrement incongrues par rapport aux besoins habituels d’une personne âgée et portées notamment sur de la lingerie ou des articles de sport.
En juillet 2006, lors du décès de l’octogénaire, son entourage avait été interrogé. Selon sa soeur, qui a estimé à quelque 400.000 euros le préjudice, la riche veuve, qui ne pouvait plus bouger depuis des années en raison d’un oedème suintant aux jambes, passait ses journées allongée sur un lit médicalisé.
L’instruction avait permis d’établir que la principale prévenue avait réussi à se rendre indispensable auprès de l’octogénaire, qui souffrait de solitude.

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